ARANJUEZ.
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division, de la cavalerie, de l’artillerie et des traînards. II porta Nov. iso7.la première en avant, et laissa la seconde à Alcantara, avecordre de rejoindre, dès qu’elle serait un peu ralliée, refaite,et pourvue de moyens de transport. Il 11 ’emmena avec lui quequelques canons de montagne, que leur calibre rendait plusfaciles à traîner.
Il résolut de partir le 20 novembre d’Àlcantara, et de fran- Départ
d’Alcantara
chir la frontière du Portugal par la droite du Tage, tandis que c ‘ tra j, etle général Carafa la franchirait par la gauche. Sans doute il eût e ^[ r “*Mntbeaucoup mieux valu passer le Tage, s’enfoncer plus avant j e s montagnesdans l’Estramadure, gagner Badajoz, et prendre la grande d " Bejra 'route de Badajoz à Elvas, que suivent ordinairement les Es-pagnols, à travers l’Alentejo, province unie et d’un parcoursfacile. Mais il fallait descendre la Péninsule jusqu’à Badajoz,faire ensuite un long détour à droite pour gaguer Lisbonne.
Napoléon ordonnant de Paris, d’après la seule inspection dela carte, et préférant la route qui menait le plus vite à Lis-bonne, avait prescrit de suivre la droite du Tage, d’Alcantaraà Abrantès, tandis que les Espagnols en suivraient la gauche.
On s’assurait ainsi, outre l’avantage de la célérité, celui den’avoir pas à opérer plus tard un passage du Tage, lorsqu’onapprocherait de Lisbonne. Toutefois, si Napoléon avait pu sa-voir qu’on rencontrerait en Portugal des pluies torrentielles,que par la négligence des alliés l’armée arriverait à Alcantaraexténuée de faim et de fatigue, il aurait mieux aimé perdrequelques jours que de poursuivre une marche qui allait bien-tôt ressembler à une déroute. Mais ici commençaient à se ré-véler les inconvénients funestes d’une politique extrême, quivoulant agir partout à la fois, sur la Vistule et sur le Tage, àDantzig et à Lisbonne, était obligée d’ordonner de très-loin,et de se servir de faibles soldats ou de généraux inexpéri-mentés , quand les soldats robustes et les généraux habiles setrouvaient employés ailleurs. Il y a des lieutenants qui pèchentpar mollesse, d’autres par excès de zèle. Ceux-ci sont les plus