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LIVRE XXIX.

Nov. 1807 . ment général de tous les États. Si, au contraire, le tyran del’ancien monde devait mourir sur son trône usurpé et y laissersa dynastie consolidée, on trouverait dans le Nouveau-Mondeun empire rajeuni, qui avait de quoi faire oublier tout cequ’on aurait abandonné en Europe.

Ces idées, les seules fortes et sensées qu’eût jamais con-çues le favori, car, si on renonçait à disputer l’Espagne parune résistance héroïque, ce qu’il y avait de mieux c’était deconserver à la nation les deux Indes, et à la famille régnanteun trône quelque éloigné qu'il fût, ces idées étaient de natureRépugnance à bouleverser Charles IV. Se défendre par les armes, il n’y

de Charles IV ^

à regard songeait certainement pas. S en aller de J Escunal a Cadix,

de tout parti

décisif. s’embarquer, traverser les iners, se priver pour jamais deschasses du Pardo, l’épouvantait presque autant qu’une ba-taille. Il aimait mieux repousser loin de lui ces sinistres pré-visions, et se jeter, disait-il, dans les bras de son magnanimeami Napoléon. Il faut ajouter, à l’honneur de ce bon et mal-heureux prince, que, malgré sa médiocrité, il sentait pour-tant ce que Napoléon avait de grand, qu’il admirait ses ex-ploits, et que s’il eût été capable de quelques efforts, il leseût faits pour l’aider à battre l’Angleterre, dans l’intérêt desdeux pays, qu’il comprenait quand il lui arrivait d’y penser.Aussi répondait-il à ceux qui lui parlaient de retraite loin-taine, qu’il fallait chercher à deviner les intentions de Napo-léon, et s’y conformer, car, au fond, elles ne pouvaient pasêtre mauvaises; que le prince des Asturies, après tout, n’avaitpas été si mal inspiré en demandant pour épouse une prin-ciiaries iv cesse de la famille Bonaparte ; que c’était un moyen de res-

veut qu’on **

fasse comme serrer l’alliance des deux pays, de faire cesser la haine dess’attache^ ( ^ eux races î qu’il n’était pas possible que Napoléon, quand ilaurait donné à Ferdinand l’une de ses filles adoptives, voulûtmaria;,*.. , a j^i r ô ner |] ét a it un héros trop grand, trop magnanime,

pour commettre un tel manque de parole. C’était peut-êtrepour la première fois de sa vie que l’infortuné roi, dont l’esprit