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la faire élever auprès de l’impératrice mère, la pénétrer deses vues, et l’envoyer ensuite en Espagne régénérer la racedes Bourbons. S’il ne se décidait pas à lui confier ce rôle, ilne manquait pas d’autres trônes, plus ou moins élevés, surlesquels il pouvait la faire monter par le moyen d’une alliance.Quant à Lucien lui-méme, il était disposé à lui conférer laqualité de prince français, à le faire même roi de Portugal,ce qui l’aurait placé près de sa fille, à condition de casserson second mariage, en dédommageant l’épouse ainsi répu-diée par un titre et une riche dotation. Ces arrangementsétaient possibles, mais furent demandés avec autorité, refu-sés avec irritation, et les deux frères se séparèrent émus,irrités, point brouillés toutefois, puisque une partie de ce quedésirait Napoléon, l’envoi à Paris de la fille de Lucien Bona-parte, se réalisa quelques jours après. Napoléon repartit lelendemain même pour Milan, où il fut de retour le 15 dé-cembre.
Des dépêches venues d’Espagne et de toutes les parties del’Empire l’y attendaient, et il avait plus d’une résolution àprendre. Les lettres de ses agents relatives à la Péninsule,les lettres de Charles IV demandant une princesse françaiseet la publication du traité de Fontainebleau, lui avaient étéremises en route. Résoudre de si graves questions lui étaitimpossible dans la situation d’esprit où il se trouvait. Il 11 evoulait encore s’engager sur aucun point, car il n’était défini-tivement fixé sur aucun, bien qu’il inclinât, comme nousl’avons déjà dit, vers la résolution de détrôner les Bourbons.En conséquence, il fit écrire par M. de Champagny à Madrid,qu’il avait reçu les lettres du roi Charles IV, qu’il en appré-ciait l’importance, mais qu’absorbé exclusiment par les affai-res de l’Italie, où il n’avait que quelques jours à passer, il nepouvait s’occuper de celles d’Espagne avec l’attention dontelles étaient dignes, et que, de retour à Paris, il ferait auxlettres du roi les réponses que ces lettres méritaient. Il insista
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Dec. 1807.
Séjourde Napole'onà Milan.
Ajournement
de
toute réponsesignificativeaux lettresdu roid’Espagne.