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[Vol. 4.]
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AKANJUEZ.

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Ne gardant plus de ménagements, Napoléon, comme nousl’avons dit, fit occuper militairement par le général Lemaroisles provinces d’Urbin, d’Ancône, de Macerata, qui forment lerivage de l’Adriatique; et alors le Saint-Siège, Pape et cardi-naux, craignant que ces provinces ne finissent par subir lesort des Légations, songèrent un moment à composer, et onen vint à un accommodement, dont les conditions étaient lessuivantes:

Le Pape, souverain indépendant de ses Etats, proclamé tel,garanti tel par la France, contracterait cependant une allianceavec elle, et, toutes les fois qu’elle serait en guerre, excluraitses ennemis du territoire des États romains ;

Les troupes françaises occuperaient Ancône, Civita-Vecchia,Ostie, mais seraient entretenues aux frais du gouvernementfrançais ;

Le Pape s’engagerait à creuser et à mettre en état le portenvasé d’Ancône;

Il reconnaîtrait le roi Joseph, renverrait le consul du roiFerdinand, les assassins des Français, les cardinaux napoli-tains ayant refusé le serment, et renoncerait à son ancien droitd’investiture sur la couronne de Naples;

Il consentirait à étendre le concordat d’Italie à toutes lesprovinces composant le royaume d’Italie, et le concordat deFrance à toutes les provinces d’Italie converties en provincesfrançaises ;

Il nommerait sans délai les évêques français et italiens, etn’exigerait pas de ces derniers le voyage à Rome;

Il désignerait des plénipotentiaires chargés de conclure unconcordat germanique ;

Enfin, pour rassurer Napoléon sur l’esprit du sacré collège,et pour proportionner l’influence de la France à l’extension deson territoire, il porterait à un tiers du nombre total des car-dinaux le nombre des cardinaux français.

Cet arrangement était près de se terminer, lorsque le Pape,

Janv, 1808.

Proposition«l’an accom-modemententre

le Saint-Ste'geet l’Empire. .