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LIVRE XXIX.
■Janv. 1808 . poussé par des suggestions malheureuses, et surtout blesséRefus du Papa par deux clauses, celle qui obligeait le Saint-Siège à fermer
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à raccommode- son territoire aux ennemis de la France, et celle qui augmen-
ment propose.
tait le nombre des cardinaux français, clauses dont la pre-mière était inévitable dans la situation géographique des Étatsromains, et la seconde propre à tout pacifier dans l’avenir, lePape refusa péremptoirement de donner son adhésion.
Alors, sans plus entendre une seule observation, sans mêmeordred'cnvaïur écouter l’offre de revenir sur un premier refus, Napoléon fitEtats romains, remettre ses passe-ports à M. le cardinal de Bayanne, et en-voya les ordres nécessaires pour l’invasion des États romains.Au fond, il était décidé, là comme en Espagne, à en venir àune solution définitive, c’est-à-dire à laisser le Pape au Va-tican , avec un riche revenu, avec une autorité purement spi-rituelle, et à le priver de la souveraineté temporelle de l’Italiecentrale. Mais, s’attendant à avoir affaire aux Espagnols sousdeux ou trois mois, c’est-à-dire aux approches de Pâques, ilne voulait pas que les causes religieuses vinssent se joindreaux causes politiques pour émouvoir un peuple fanatique. Ilforma donc le projet d’occuper pour le moment Rome et lesprovinces qui bordent la Méditerranée, comme il avait déjàfait occuper celles qui bordent l’Adriatique. En conséquence,il ordonna au général commandant en Toscane de réunir2,500 hommes à Pérouse, au général Lemarois d’en achemi-ner autant sur Foligno, au général Miollis de se mettre à latête de ces deux brigades, de s’avancer sur Rome, de recueilliren passant une colonne de 3 mille hommes, que Joseph avaitordre de faire partir de Terracine, et d’envahir avec ces huit
Le gênerai mille soldats la capitale du monde chrétien. Le eénéral Miollis
Wiollis charge ^ A 0
<l nome’ er devait entrer de gré ou de force dans le château Saint-Ange,prendre le commandement des troupes papales, laisser le Papeau Vatican avec une garde d’honneur, ne se mêler en rien dugouvernement, dire qu’il venait occuper Rome, pour un tempsplus ou moins long, dans un intérêt tout militaire, et afin