ARANJUEZ.
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d’éloigner de l’État romain les ennemis de la France. Il ne de- Jan*. 180&vait s’emparer que de la police, et en user pour chasser tousles brigands qui faisaient de Rome un repaire, pour renvoyerles cardinaux napolitains à Naples, et puiser dans les caissespubliques ce qui était nécessaire à l’entretien des troupesfrançaises.
L’illustre Miollis, vieux soldat de la république, joignant àun caractère inflexible l’esprit le plus cultivé, la probité laplus pure, et une grande habitude de traiter avec les princesitaliens, était plus propre qu’aucun autre à remplir cette mis-sion rigoureuse en conservant les égards dus au chef de lachrétienté. Napoléon lui alloua un traitement considérable,avec ordre de tenir à Rome un grand état, et d’habituer lesRomains à voir dans le général français établi au châteauSaint-Ange le véritable chef du gouvernement, bien plutôtque dans le pontife laissé au Vatican.
L’invasion du Portugal avait attiré vers Gibraltar les troupes Expéditionque les Anglais tenaient en Sicile, et celles qu’ils avaient ra-menées battues d’Alexandrie. Il ne restait pas en Sicile, pourconserver ce débris de sa couronne à leur infortunée victime,la reine Caroline, plus de 7 à 8 mille hommes. C’était le cas depréparer une expédition contre cette île, et de profiter de laréunion des flottes françaises dans la Méditerranée pour trans-porter cette expédition. Napoléon avait ordonné à l’amiral Ro-sily, commandant la flotte française de Cadix, à l’amiral Alle-mand, commandant la belle division de Rochefort, de leverl’ancre à la première occasion favorable, et de faire leur jonc-tion avec la division de Toulon. Il avait obtenu qu’on donnâtle même ordre à la division espagnole de Carthagène, com-mandée par l’amiral Valdès, ordre exécuté avec assez deponctualité depuis que le gouvernement espagnol se montraitsi soumis, et il s’attendait à avoir vingt et quelques vaisseauxà Toulon sous l’amiral Ganteaume, si toutes ces réunions s’opé-raient heureusement. Avec une seule de ces réunions, celle