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[Vol. 4.]
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LIVRE XXIX.

f<v. 1608. Iésie, c’était parce qu’on avait refusé d’acquitter les contribu-tions de guerre; qu’il ne demandait pas mieux que de retirerses troupes dès qu’on l’aurait payé; que si du reste il demeu-rait en Prusse au delà du terme prévu, les Russes de leurcôté demeuraient sans motif avouable dans les provinces duDanube, et que la Moldavie et la Valachie valaient bien la Si-Ex entre'°" ^ s ’ e ' ® ans *l e dire précisément, Napoléon parut, aux yeuxd’un es P r d prévenu comme l’était M. de Tolstoy, faire dé-Toistov. p en d re l’évacuation de la Silésie de celle de la Moldavieet de la Valachie, et lier presque l’acquisition de celles-cipar les Russes à l’acquisition de celle-là par les Français.L’humeur de M. de Tolstoy dut céder à la hauteur de Napo-léon, mais le ministre russe conçut un vif dépit, et commeon cherche toujours la société qui sympathise le mieux avecles sentiments qu’on éprouve, il fréquenta de préférence lesentêtés peu nombreux qui, dans l’ancienne noblesse française,se vengeaient par leurs propos de n’étre point encore admisà la cour impériale. Il tint un langage peu amical, faillit avoiravec le maréchal Nev, qui n’était pas endurant, une querellesur le mérite des armées russe et française, et se montraplutôt le représentant d’une cour malveillante que celui d’unecour qui voulait être, et qui était en effet, pour le momentdu moins, une intime alliée. M. de Talleyrand avec son sang-froid dédaigneux fut chargé de contenir, de calmer, de répri-mer au besoin l’humeur incommode de M. de Tolstoy.

Les choses se passèrent mieux à Saint-Pétersbourg, entreconduite M. de Caulaincourt et l’empereur Alexandre; mais celui-ci ne

de M. de *

»Sa?nt-pXrs dissimula P as P^ us que son ambassadeur le chagrin qu’ilbourg. éprouvait. M. de Caulaincourt était un homme grave, portantsur son visage la droiture qui était dans son àme, n’ayantqu’une faiblesse, c’était de ne pouvoir se consoler du rôlequ’il avait joué dans l’affaire du duc d’Enghien, ce qui le ren-dait sensible outre mesure à l’estime qu’on lui témoignait, etce qui fournit à l’empereur Alexandre un moyen de le domi-