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[Vol. 4.]
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A R ANJUEZ.

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ner. M. de Caulaincourt trouva l’empereur plein à son égardde grâce et de courtoisie, mais blessé au cœur de ne pas voirse réaliser immédiatement les promesses qu’on lui avait faites.A Tilsit Napoléon avait dit à l’empereur Alexandre que si laguerre continuait, et si la Russie y prenait part, elle pourraittrouver vers la Baltique un accroissement de sûreté, vers lamer Noire un accroissement de grandeur, et il avait éven-tuellement parlé de la distribution à faire des provinces del’empire turc, sans toutefois rien stipuler de positif. Mais si,d’une part, dans l’entraînement de ces communications, ilavait peut-être plus dit qu’il ne voulait accorder, l’empereurAlexandre avait entendu plus qu’on ne lui avait dit, et, re-venu à Pétersbourg au milieu d’une société mécontente, ilavait fait, pour la ramener, beaucoup de confidences indiscrè-tes et exagérées. Peu à peu l’opinion s’était répandue dans lessalons de Saint-Pétersbourg que la Russie, quoique vaincue àFriedland, avait rapporté de Tilsit le don de la Finlande, de laMoldavie et de la Yalachie. Ceux qui étaient bien disposéspour l’empereur Alexandre, ou qui du moins n’avaient pas leparti pris de blâmer la nouvelle marche du gouvernement,estimaient que c’était là un fort beau prix de plusieurs cam-pagnes malheureuses; que si la Russie devait de si vastesconquêtes à l’amitié de la France, elle faisait bien de cultiveret de conserver cette amitié. Ceux, au contraire, qui avaientencore dans le cœur tous les sentiments excités par la der-nière guerre, ou qui en voulaient à l’empereur de son in-constance, tels que MM. de Czartoryski, Nowosiltzolf, Stro-gonoff, Kotschoubey, représentants de la politique abandon-née, ceux-là disaient que la conquête de la Finlande, verslaquelle on poussait la Russie, n’avait aucune valeur, quec’était un pays de lacs et de marécages, entièrement dépourvud’habitants; que de plus cette conquête était immorale, puis-qu’elle était obtenue sur un parent et un allié, le roi de Suède ;que du reste ce serait la seule que Napoléon laisserait faire

F<?v. 1808.

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l’empereurAlexandre àM. de Caulain-court.

Opinionsdiverses àSaint-Péters-bourg.