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LIVRE XXIX.
Uw 1808 .
Tîapole'onpresseies Russesd’envaliirla Finlande.
Cependant ce n’était pas tout que de discuter éventuelle-ment des projets de partage de l’empire turc. Napoléon pen-sait qu’il fallait quelque chose de plus positif pour satisfaireles Russes, quelque chose qui, en lui imposant un sacrificemoindre, les toucherait profondément, lorsque des paroles onpasserait aux faits, c’était la conquête de la Finlande. Il avaitordonné à M. de Caulaincourt de presser vivement l’expédi-tion contre la Suède, par le motif que nous venons de dire,et aussi parce qu’il désirait compromettre irrévocablement la
comme faisant partie de la Moldavie; si l'on ajoute h cette part la Bulgarie,l'empereur est prêt à concourir à l'expédition de l'Inde, dont il n'avait pasété question alors, pourvu que cette expédition dans l’Inde se fasse commel’empereur Napoléon vient de la tracer lui-même, à travers l'Asie-MIneure.
»1,'empereur Alexandre applaudit à l'idée de faire intervenir dans l’expé-dition de l’Inde un corps de troupes autrichiennes, et, puisque l’emperenr,son allié, parait le désirer peu nombreux, il juge qne ce concours trouveraitune compensation suffisante si l'on adjugeait à l’Autriche la Croatie turqueet In Bosnie, à moins que l’empereur des Français ne trouvât sa conve-nance il en retenir une partie. L’on peut outre cela offrir à l’Autriche unintérêt moins direct, mais très-considérable, en réglant ainsi qu’il suit lesort de la Servie, qui est sans contredit une des belles provinces de l’empireottoman.
«Les Servions sont un peuple belliqueux, et cette qualité, qui commandetoujours l’estime, doit inspirer le désir de bien arrêter leur destinée.
«Les Serviens, pleins du sentiment d'une juste vengeance contre lesTurcs, ont secoué le joug de leurs oppresseurs avec hardiesse, et sont, dit-on, résolus de ne le reprendre jamais. Il parait donc nécessaire, pour con-solider la paix, de songer à les rendre indépendants des Turcs.
»La paix de Tilsit ne prononce rien à leur égard : leur propre vœu, ex-primé vivement et plus d'une fois, les a portés à prier l’emperenr Alexandrede les admettre au nombre de scs sujets; ce dévouement pour sa personnelui fait désirer qu’ils rivent heureux et satisfaits, sans vouloir étendre sureux sa domination : Sa Majesté ne cherche pas des acquisitions qui pour-raient entraver la paix; elle fait avec plaisir ce sacrifice et tous ceux quipeuvent conduire à la rendre prompte et solide. Elle propose par conséquentd'ériger In Servie en royaume indépendant, de donner cette couronne à l'undes nrcbiducs qui ne fût pas chef de quelque branche souveraine et qui fatassez éloigné de la succession an trêne d’Autriche : dans ce cas-ci, l'on sti-pulerait même qne jamais ce royaume ne pourrait être réuni h la masse de»Etats de cette maison.
«Toute cette supposition de démembrement des provinces turques, telle