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[Vol. 4.]
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ARANJUEZ.

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Russie dans son système. Une fois engagée contre les Suédois, *’*’• imelle ne pouvait manquer de l’être contre les Anglais, et d’envenir à leur égard d’une simple déclaration d’hostilités à deshostilités réelles. Mais, chose singulière, il en coûtait aux Rus-ses d’entreprendre la conquête de la Finlande, la plus utilepourtant de toutes celles qu’ils méditaient, et il leur semblaitque c’était assez d’en avoir obtenu l’autorisation, sans se hâterde l’exécuter. C’est avec regret qu’ils détournaient une partiede leurs forces, soit de l’Orient, soit des provinces polonaises,

qu'elle est énumérée ci-dessus, étant calquée d’après les engagements deTilsit, n’a paru offrir aucune difficulté aux deux personnes que les deuxempereurs ont chargées de discuter entre elles quels étaient les moyensd’arriver aux fins que se proposent Leurs Majestés Impériales.

«L’empereur de Russie est prêt à prendre part à un traité entre les troisempereurs, qui fixerait les conditions ci-dessus énoncées; mais, d’un autrecOté, ayant jugé que la lettre qu’il venait de recevoir de la part de l’empe-reur des Français semblait indiquer la résolution d’un beaucoup plus vastedémembrement de l’empire ottoman que celui qui avait été projeté entre euxà Tilsit, ce monarque, afin d’aller au-devant de ce qui pourrait conveniraux intérêts des trois cours impériales, et surtout afin de donner à l'empe-reur, son allié, toutes les preuves d’amitié et de déférence qui dépendentde lui, a annoncé que, sans avoir besoin d’un plus grand affaiblissement dela Porte ottomane, il y concourrait volontiers.

«Il a posé pour principe de son intérêt en ce plus grand partage, que sapart d’augmentation d’acquisition serait modérée en étendue ou extension,et qu’il consentait à ce que la part de son allié surtout fdt tracée sur unebien plus grande proportion. Sa Majesté a ajouté qu’à côté de ce principede modération elle en plaçait un de sagesse, qui consistait à ce qu'elle nese trouvât pas, par ce nouveau pian de partage, moins bien placée qu’ellene l’était aujourd’hui pour ses relations de limites et commerciales.

» Partant de ces deux principes, l’empereur Alexandre verrait non-seule-ment sans jalousie, mais même avec plaisir, que l’empereur Napoléon acquièreet réunisse à ses États, outre ce qui a été mentionné ci-dessus, toutes lesîles de l’Archipel, Chypre, Rhodes, et même ce qui restera des Echelles duLevant, la Syrie et l’Egypte.

» Dans le cas de ce plus vaste partage, l’empereur Alexandre changeraitsa précédente opinion sur le sort de la Servie; il désirerait, cherchant àfaire une part honorable et très-avantageuse à la maison d’Autriche, que laServie fut incorporée à la masse des États autrichiens, et que l’on y ajoutâtla Macédoine, à l'exception de la partie de la Macédoine qne la France pour-rait désirer pour fortifier sa frontière d’Albanie, de manière à ce que la