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LIVRE XXIX.

Fev. 1808 , fort agitées en ce moment. Néanmoins, poussés continuelle-ment par M. de Caulaincourt, ils finirent par envahir la Fin-lande dans le courant de février, à l’époque môme où se dis-cutait le plan de partage que nous avons rapporté.

Malgré tous ses efforts, l’empereur Alexandre n’avait pasExpédition pu réunir plus de 25 mille hommes sur la frontière de Finlande,Il en avait confié le commandement au général Buxhoewden,le môme qui avait signalé son impéritie à Austerlitz, et quila signala mieux encore dans la guerre contre la Suède. On

France puisse obtenir Salonique; cette ligne de la frontière autrichiennepourrait se tirer de Scopia sur Orphano, et ferait aboutir la puissance de lamaison d’Autriche jusqu’à la mer.

»La Croatie pourrait appartenir à la France ou à l’Autriche, au gré del’empereur Napoléon.

«L’empereur Alexandre ne dissimule pas à son allié que, trouvant unesatisfaction particulière à tout ce qui a été dit à Tilsit, il place, d’après leconseil de l’empereur son ami, ces possessions de la maison d’Autriche entreles leurs, enfin d'éviter le point de contact toujours si propre à refroidirl’amitié.

«La part de la Russie en ce nouvel et vaste partage eût été d'ajouter, àce qui lui avait été adjugé dans le projet précédent, la possession de la villede Constantinople avec un rayon de quelques lieues en Asie, et en Europeune partie de la Romélie, de manière que la frontière de la Russie, du côtédes nouvelles possessions de l’Autriche, partît de la Bulgarie et suivît lafrontière de la Servie jusque un peu au delà de Solismick et de la chaîne demontagnes qui se dirige depuis Solismick jusqu’à Trayonopol y compris, etpuis la rivière Moriza jusqu’à la mer.

» Dans la conversation qui a eu lieu sur ce second plan de partage, il y aeu cette différence d’opinion, que l’une des deux personnes supposait que silaRussie possédait Constantinople, laFrance devait posséder les Dardanellesou au moins s’approprier celle qui était sur la côte d’Asie : cette assertion aété combattue de l’autre part, par l’immense disproportion que l’on venait deproposer dans les parts de ce nouvel et plus grand partage, et que l’occupa-tion même du fort qui se trouvait sur la rive d'Asie détruisait tout à fait leprincipe de l’empereur de Russie de ne pas se retrouver plus mal placé qu'ilne l’était maintenant relativement à ses relations géographiques et com-merciales.

«L’empereur Alexandre, mû par le sentiment de son extrême amitié pourl'empereur Napoléon, a déclaré pour lever la difficulté : 1 0 qu'il conviendraitd’une route militaire pour la France qui, traversant les nouvelles posses-sions de l’Autriche et de la Russie, lui ouvrirait une route continentale vers