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[Vol. 4.]
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ARANJUEZ.

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préoccupation, et comme des gens qui livraient le faible pourqu’on leur permit de l’opprimer à leur tour. Cependant, bienqu’ils éprouvassent une véritable satisfaction, ils insistèrentbeaucoup auprès de M. de Caulaincourt pour avoir une prompteréponse aux diverses propositions de partage, et l’indicationd’un rendez-vous très-prochain, pour se mettre définitive-ment d’accord. Le printemps n’était pas loin, car on touchaità la fin de février, et il fallait, disaient-ils, pour l’ouverturede la navigation, quelque chose d’éclatant qui fit oublier tou-tes les disgrâces de cette année. L’ouverture de la navigationdans les mers septentrionales est une époque de contente-ment; car la lumière reparaît, la chaleur revient, le commerceapporte ses trésors. Les denrées du Nord s’échangent contreles produits de l’Europe civilisée ou contre de l’argent. Maiscette année le pavillon anglais, instrument ordinaire de ceséchanges, n’allait point paraître, ou, s’il paraissait, devaitflotter sur les mâts de bâtiments de guerre. La marine anglaiseau lieu d’apporter des trésors ne devait montrer que la pointede ses canons. Il fallait à ce spectacle attristant opposer unegrand joie nationale, inspirée par des intérêts d’un autre genre,les intérêts de l’ambition russe.

M. de Caulaincourt, qui rendait exactement à son maître lespensées de cette cour ambitieuse, avait tout mandé à Napo-léon avec sa véracité ordinaire. Mais en exposant les vœux dela Russie il donnait la certitude que pour le présent elle étaitpleinement satisfaite, et que pour le reste on pouvait la fairevivre quelque temps d’espérance.

Napoléon, averti successivement de cette situation à la finde février et au commencement de mars, avait bien prévutout ce que sa lettre produirait à Saint-Pétersbourg d’émo-tions, de projets plus ou moins chimériques, d’espérancesplus ou moins exagérées; mais il s’était dit qu’il y avait dansl’invasion immédiate de la Finlande, et dans l’acceptation d’unediscussion ouverte sur le partage de l’empire turc, de quoi

Fev. 1808.

Intentiondo Napoléonen mettanten discussionle partagede l'empireturc.