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[Vol. 4.]
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ARANJUEZ.

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devaient être examinées; et, bien qu’il en redoutât la solutionautant que son allié la désirait, il ne le trompait point en lesmettant en discussion, car dans l’immensité de ses vues ilétait quelquefois tout disposé à les résoudre.

Quoi qu’il en soit, Napoléon ayantpoussé l’empereur Alexan-dre sur la Finlande, lui ayant donné à discuter le partage del’empire turc, se dit qu’il avait plusieurs mois devant lui, etil se décida à mettre enfin à exécution le plan auquel il s’étaitarrêté relativement à l’Espagne.

On a déjà vu quel était ce plan. 11 consistait à augmenterprogressivement la terreur de la cour d’Espagne, jusqu’à ladisposer à fuir, comme avait fait la maison de Bragance. Pourcela il employa les moyens les plus astucieux, et fit en cellecirconstance un emploi de son génie qu’on ne saurait trop re-gretter. Toutes les troupes étaient prèles. Le général Dupontavec vingt-cinq mille hommes était sur la route do Valla-dolid, une division sur Ségovie prenant la direction de Ma-drid. Le maréchal Moncey avec trente mille était entre Burgoset Aranda, route directe de Madrid. Le général Duhesme avecsept ou huit mille hommes, presque tous Italiens, marchaitsur Barcelone. Cinq mille Français venant du Piémont et de laProvence étaient en route pour le joindre. Une division dotrois mille hommes s’acheminait par Saint-Jean-Pied-de-Portsur Pampelune. Une seconde, composée des quatrièmes ba-taillons des cinq légions de réserve, allait renforcer la pre-mière. Une réserve d’infanterie s’organisait à Orléans, une decavalerie à Poitiers. C’étaient quatre-vingt mille hommes en-viron, tous jeunes soldats, n’ayant jamais vu le feu, mais biencommandés, et pleins de l’esprit militaire qui à cette époqueanimait nos armées.

Il fallait donner un chef à ces forces. Napoléon en choisit unfort indiscret pour une mission politique aussi importante,mais il le plaça dans une situation à lui rendre toute indis-crétion impossible. Ce chef était Murat, toujours mécontent de

FSv. 1803.

Napoléon,crovant a vu leassez faitpour occuperl'empereurAlexandre,songeà résoudredefiniiivcmentla questiond’Espague.

Murat chargédu

commandementgénéraldes troupesfrançaises enEspagne,