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LIVRE XXIX.
Mars î£C 8. Ic 1 1 mars au matin, afin d’arriver à Paris avant qu’un ordrefatal fût donné. Son trouble était tel que ceux qui le rencon-trèrent, et il y avait beaucoup d’allants et de venants sur laroute, en furent vivement frappés.
La résolution de se retirer en Andalousie prise, il fallait yamener bien des volontés tant à Aranjuez qu’à Madrid. Leprince des Asturies, jugeant des intentions de Napoléon parles témoignages d’intérét qu’il recevait de M. de Beauharnais,ne voyait dans les Français que des libérateurs, et ne voulaitpas se laisser entraîner loin d’eux, prisonnier de la reine etRésistances du prince de la Paix. 11 le disait hautement depuis qu’on
que rencontre _ .
dans la cour parlait du voyage d’Andalousie, et on en parlait en effet dans
et le gouverne- r J ° 1
ment ] e moment comme d’une résolution arrêtée. 11 avait rangéprojet de fuite <] e son av j s son onc j e don Antonio, qui partageait son aver-Andaiousie. s j on p 0Ur ] a re j ne e t ] e f aV ori , ainsi que tous les membres dela famille royale, excepté la reine d’Élrurie. récemment arrivéede Toscane pour prendre prossession du nord du Portugal.Celte princesso chère à la reine était par ce motif odieuse àFerdinand, mais on ne s’occupait guère de ce qu’elle pensait.Tout ce qui comptait dans la famille royale était prononcécontre le projet de fuite, et voulait qu’on attendit les Français.La reine et le favori, sans s’inquiéter de ces résistances, étaientrésolus à les vaincre et à conduire de gré ou de force toutela famille royale à Séville. Mais il y avait encore à surmonterd’autres résistances plus redoutables. Le conseil de Castille,•secrètement consulté, avait repoussé l’idée d’une retraite hon-teuse, et répondu qu’il n’aurait pas fallu admettre les Fran-çais en Espagne; mais qu’après les avoir si facilement admis,il fallait ou prendre la résolution subite de leur tenir tête, ensoulevant contre eux la nation tout entière, ou leur ouvrir lesbras en faisant appel à la loyauté de ces alliés, reçus en Es-<inf°mhiistrc 5 pagne comme des amis et des frères. Une autre opposition,et CevaÜns celle-là plus imprévue qu’aucune autre, éclata tout à coup.
eu cette c r*
constai.ee. Le ministre de la justice, M. de Caballero, avait paru plus at-