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[Vol. 4.]
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ARA NJUEZ.

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taché qu’il n’était à la fortune du prince de la Paix. Appelépar ses fonctions de ministre de la justice à figurer fréquem-ment dans le procès de l’Escuria), il en avait assumé tout l’o-dieux, sans le mériter cependant, car il avait soutenu auprèsdu roi et de la reine qu’il n’existait ni dans les pièces trouvées,ni dans les faits recueillis, des indices suffisants pour intenterdes poursuites criminelles. 11 lui était même arrivé d’encou-rir pour ce motif la colère de la reine, qui l’avait qualifiéde traître vendu au prince des Asturies. Le public ne l’encroyait pas moins beaucoup plus coupable qu’il ne l’était réel-lement. Quant au voyage en Andalousie, il n’en voulait pas en-tendre parler, disant que c’était un lâche abandon de la nation,qu’il n’aurait pas fallu introduire les Français en Espagne,mais que maintenant il fallait savoir les attendre; que c’étaità ceux qui se défiaient d’eux à se retirer, mais que probable-ment Charles IV, dont la conduite avait toujours été loyale àleur égard, n’aurait pas à se plaindre de les avoir attendus.Un autre ministre, M. de Cevallos, qui plus tard voulut se fairepasser pour un antagoniste du prince de la Paix, quoiqu’il luifût servilement soumis, et qui n’avait pour tout patriotismequ’une haine stupide des Français, M. de Cevallos, ministre desaffaires étrangères, demeura paisible spectateur de ce conflit,et laissa M. de Caballero résister seul au projet de fuite. Leprince de la Paix n’en tint compte, et donna tous les ordrespour un prochain voyage en Andalousie. Cherchant à cacherl’objet de ce voyage, il parla vaguement d’un projet personnelde visiter les ports, dont la surveillance, depuis qu’il étaitgrand-amiral, lui appartenait spécialement.

Les transports de valeurs et de mobiliers déjà remarqués,les préparatifs de la cour et surtout de la famille Xudo, nolaissèrent bientôt aucun doute. On se ferait difficilement uneidée de l’indignation des Espagnols en apprenant qu’ils allaientêtre abandonnés par la maison de Bourbon, comme les Por-tugais l’avaient été par la maison do Brogancc, Se souciant

Mars 1806.

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