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[Vol. 4.]
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BAYONNE.

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et le fils, donner gain de cause au père, qui bientôt après ne Mars isos.manquerait pas de céder à Napoléon la couronne d’Espagne,dirigé dans sa conduite par le prince de la Paix et la reine,lesquels avant tout voudraient se venger de Ferdinand VILSi de plus, sous le prétexte de cet arbitrage, on réussissait àamener Ferdinand VII à la rencontre de Napoléon, il devien-drait dès lors aisé de s’emparer de sa personne, et la diffi-culté se trouverait ainsi très-simplifiée, car on n’aurait plusdevant soi que les vieux souverains détrônés, instrumentscommodes dans la main qui pourrait leur assurer le reposdont leurs vieux jours avaient besoin, et la vengeance dontleur cœur ulcéré était avide. On pouvait leur laisser quelquetemps le sceptre, et se le faire céder ensuite au prix d’uneretraite opulente et douce, ou bien le leur enlever à l’instantmême, en profitant de la peur que leur causait une révolutionnaissante, et de l’aversion que ressentait pour eux un peupledégoûté de leurs vices.

C’est ainsi qu’entraîné dans cette voie de conquête d’untrône étranger, sans y employer la guerre, moyen légitimequand on ne l’a pas provoquée, Napoléon d'astuce en astucedevenait à chaque instant plus coupable. Les uns ont tout jetésur ce qu’ils appellent sa perfidie naturelle, les autres surl’imprudence de Murat, qui l’avait engagé malgré lui. La vé-rité est telle que nous la présentons ici. L’un et l’autre inspi-rés par l’ambition, et conduits par les circonstances, concou-rurent selon leur position à cette œuvre ténébreuse; et quantau projet de ne pas reconnaître le fils, et de se servir du pèreirrité contre le fils rebelle, il naquit en même temps à Madridet à Paris, dans la tète de Murat et de Napoléon, de la vuedes événements eux-mêmes. Cela devait être; car la situa-tion, une fois qu’on s’y était placé, ne comportait pas uneautre manière d’agir \

’ Ce que j’avance ici est prouvé par les lettres de Murat et de Napoléon,par leur contenu et par leur date.