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nand VII et ses conseillers résisteraient à toutes ces embûches. * r rii i*»-Ce cas survenant, Napoléon n’entendait pas s’arrêter à mi-chemin. 11 décida donc que la force serait employée. Il avait faitpasser en Espagne, outre la division d’observation des Pyrénéesoccidentales, la réserve d’infanterie provisoire du généralVerdier, la division de cavalerie provisoire du général Lasalle,et de nouveaux détachements de la garde impériale à cheval.
Ces troupes, réunies sous le maréchal Bessières, devaient, enoccupant la Vieille-Castille, assurer les derrières de l’armée.
Il ordonna sur-le-champ à Murat ainsi qu’au maréchal Bes-sières de ne pas hésiter, et, sur un simple avis du généralSavary, de faire arrêter le prince des Asturies, en publiantdu même coup la protestation de Charles IV, en déclarant quecelui-ci régnait seul, et que son fils n’était qu’un usurpateurqui avait provoqué la révolution d’Aranjuez pour s’emparerdu trône. Néanmoins, si Ferdinand VII consentait à passerla frontière et à venir à Bayonne, Napoléon agréait fort l’avisde Murat de ne pas rendre à Charles IV le sceptre qu’on se-rait bientôt obligé de lui reprendre, et d’acheminer tout sim-plement vers Bayonne les vieux souverains, puisqu’ils enavaient eux-mêmes exprimé le désir. 11 lui recommandait tou-jours, aussitôt que Ferdinand VII aurait passé la frontière, dese faire livrer le prince de la Paix de gré ou de force, et del’envoyer à Bayonne. Telles furent les dispositions, qui de-vaient achever au besoin par la violence, si elle ne s’achevaitpar la ruse, cette trame ténébreuse ourdie contre la couronned’Espagne '.
Après avoir donné ces ordres et renvoyé le général Savary Établissementà Vittoria, Napoléon s’occupa de faire à Bayonne un établis- a " e c ^ t r e a “' 1sement qui lui permit d’y séjourner quelques mois. Il s’atten-dait à y recevoir, indépendamment de l’impératrice Joséphine,grand nombre de princes et princesses, et par ce motif il te-
1 C’est d’après la minute des ordres existant au Louvre que je tracece récit.