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[Vol. 4.]
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LIVRE XXX.

Avril 1808 . nait à laisser disponibles les logements qu’il occupait dansl’intérieur de la ville. Dans ce pays, l’un des plus attrayantsde l’Europe, et auquel Napoléon a malheureusement attachéun souvenir moins beau que ceux dont il a rempli l’Egypte,1 Italie, l’Allemagne et la Pologne, dans ce pays composé dejolis coteaux, que baigne l’Adour, que les Pyrénées couronnent,que la mer termine à l’horizon, il y avait à une lieue deBayonne un petit château, d’architecture régulière, d’origineincertaine, construit, dit-on, pour l’une de ces princesses quela France et l’Espagne se donnaient autrefois en mariage, placéau milieu d’un agréable jardin, dans la plus riante expositiondu inonde, sous un soleil aussi brillant que celui d’Italie. Na-poléon voulut le posséder-sur-le-champ. Il ne fallait heureu-sement pour satisfaire un tel désir ni les ruses ni les violen-ces que coûtait en ce moment la couronne d’Espagne. On futcharmé de le lui vendre pour une centaine de mille francs.On le décora fort à la hâte avec les ressources qu’offrait lepays. Le jardin fut changé en un camp pour les troupes de lagarde impériale. Napoléon alla s’y établir le 17, et laissa li-bres les appartements qu’il occupait à Bayonne, afin de logerla famille royale d’Espagne, qu’on espérait bientôt y réunirtout entière.

Le général Savary, parti en toute hâte pour Yittoria, y trouvaau R gâiiLi Ferdinand entouré non-seulement des conseillers qui l’avaientVitton«. à su ' v ' i ma is de beaucoup de personnages importants accouruspour lui offrir leurs services et leurs hommages. Parmi cesGrands derniers il y en avait un fort considérable : c’était l’ancien

personnages v

a auprïs S premier ministre d’Urquijo, disgracié si brutalement en 1802,de Ferdinand. ] orS q ue 1’influence du prince de la Paix avait définitivementprévalu, et retiré depuis dans la Biscaye, sa patrie. Espritprt»"o“nts ^ erme > pénétrant, mais chagrin, M. d’Urquijo tint à Ferdinand,m, d’Urquijo devant ses autres conseillers, le langage d’un homme d’État,sage et expérimenté. Il dit à lui et à eux que rien n’était plusimprudent que le voyage du prince, si on le poussait au delà