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[Vol. 4.]
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BAYONNE.

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des frontières; que sous le rapport des égards, on avait fait Avlii isobtout ce que pouvait désirer le plus grand, le plus illustre dessouverains, en venant le recevoir aux extrémités du royaume;qu’aller au delà c’était manquer à la dignité de la couronneespagnole, et commettre surtout un acte d’insigne duperie;que si on avait lu avec attention le récit de la révolution d’A-ranjuez, inséré dans le journal officiel de l’Empire (lé Moni-teur ), on y aurait vu percer l’intention de discréditer le nou-veau roi, de lui contester son titre, d’inspirer de l’intérêt pourle vieux souverain, ce qui décelait le parti pris de repousserl’un comme usurpateur, l’autre comme incapable de régner;que si on avait bien observé depuis quelque temps la poli-tique de Napoléon à l’égard de l’Espagne, on y aurait décou-vert le projet de se débarrasser de la maison de Bourbon, etde faire rentrer la Péninsule dans le système de l’Empire fran-çais; que l’indifférence affectée pour la proclamation du princede la Paix, accompagnée du soin de «disperser les flottes etles armées espagnoles en appelant les unes dans les ports deFrance, les autres dans le Nord, révélait jusqu’à l’évidence leprojet de se venger à la première occasion, et que la réunion detant de forces au Midi après la conclusion des affaires du Nordne pouvait plus laisser de doute sur un tel sujet.

A ces réflexions fort sages, MM. de Musquiz et de Labrador,qui avaient appris dans les diverses cours de l’Europe à seformer quelques idées justes de la politique générale, donnè-rent des marques d’assentiment; mais on ne tint pas comptede leur avis. Les conseillers en crédit étaient le médiocre etversatile Cevallos, cachant la duplicité sous la violence, nepardonnant pas à M. d’Urquijo les torts qu’il avait eus autre-fois à l’égard de cet homme éminent, car il avait été l’instru-ment subalterne de sa disgrâce, et peu disposé par conséquentà accueillir ses idées, puis les deux confidents intimes duprince, le duc de l’Infantado et le chanoine Escoïquiz, aimantl’un et l’autre à réver un heureux règne sous leur bienfaisante