BAYONNE.
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ner devant ses augustes parents. On put facilement discernerà leur visage les sentiments qu’ils éprouvaient. Quand cettecérémonie fut achevée, le roi et la reine fatigués songèrent às’enfermer chez eux. Ferdinand VII et son frère ayant voulules suivre dans leur appartement, Charles IV, ne pouvant plus✓ se contenir, arrêta son fils aîné en lui disant : Malheureux!u’as-tu pas assez déshonoré mes cheveux blancs?... respecloou moins mon repos... Et il refusa ainsi de le voir autrementqu’en public. Ferdinand VII, ramené en quelques heures parla seule étiquette à la qualité de prince des Asturies, se sentitperdu : il était puni, et Charles IV vengéI Mais celui-ci allaitêtre bientôt obligé d’acquitter dans les mains de Napoléon Ioprix de la vengeance obtenue.
Ce que les vieux souverains désiraient avec le plus d’im-patience, c'était d’embrasser leur ami, leur cher Emmanuel,qu’ils n’avaient pas revu depuis la fatale nuit du 17 mars. Ilsso jetèrent dans ses bras, et Napoléon, qui voulait leur laisserle temps de se voir, de s’épancher, de s’entendre, ayantremis au lendemain la réception qu’il leur préparait à Maroc,ils eurent toute la journée pour s’entretenir de leur situationet de leur sort futur. Lo prince de la Paix leur eut prompte-ment fait connaître ce dont il s'agissait à Bayonne; ce qui nopouvait ni les étonner ni les affliger, car ils n’avaient plus laprétention de régner, et ils curent la satisfaction d’apprendrequo Napoléon, en les vengeant de Ferdinand VII, leur desti-nait en France une retraite sûre, magnifique, des revenuségaux à ceux des princes régnants les mieux dotés de l’Eu-rope, et pour toute privation la perte d'un pouvoir dont ilsprévoyaient depuis long-temps la fin prochaine. Il ne fut doncpas difficile de les amener aux projets de Napoléon, auxquelsils étaient résignés d’avance, même quand ils ne connaissaientpas tous les dédommagements qu’on leur réservait.
Lo lendemain Napoléon les fit inviter à dîner au château doMarac, où il se proposait de les traiter tous les jours avec les
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que Charles IVfait à
Ferdinand.
FaciPtéavec laquelleles vieuxsouverainsadhèrentaux projetsdu XSapoldon.