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LIVRE XXX.

Mai 1806 . qui devait plus qu’aucun autre plaire à Charles IV. Il leur mé-Drfpart nageait la compagnie du vieux et doux archichancelier, comme

do Charles IV 1 ° 7

... p ou j plus conforme à leur humeur. C’était du reste la première

Ferdfnand vu Nouvelle qu’il donnait des affaires d’Espagne à ce grave per-vai’enray. sonnage, n’osant plus lui parler de projets qui ne pouvaientsupporter les regards d’un politique aussi sage que dévouée.Quant aux jeunes princes, il leur assigna le château de Va-lençay pour résidence, en attendant que celui de Navarre fûtprêt, et pour compagnie celle d’un personnage aussi fin quedissipé, le prince de Talleyrand, devenu depuis peu proprié-taire de ce même château de Valençay par un acte de la mu-nificence impériale. Napoléon lui écrivit la lettre qui suit, carNapoléon exécutait avec la douceur des moeurs du dix-neu-vième siècle une politique digne de la fourberie du quinzième.

« ÂU PRINCE DE BéNÉVENT.

«Bayonne, le 9 Mai 1808.

Lettre

àM. deTalIey-rand surla manièrede traiterles princesd’E spagne.

»Le prince des Asturies, l’infant don Antonio, son oncle,» l’infant don Carlos, son frère, partent mercredi d’ici, restent«vendredi et samedi à Bordeaux, et seront mercredi à Va-» Iençay. Soyez-y rendu lundi au soir. Mon chambellan de» Tournon s’y rend en poste, afin de tout préparer pour les» recevoir. Faites en sorte qu’ils aient là du linge de table et«de lit, de la batterie de cuisine... Ils auront huit ou dix

» personnes de service d’honneur, et le double de domestiques.» Je donne l’ordre au général qui fait les fonctions de premier«inspecteur de la gendarmerie, à Paris, de s’y rendre, et» d’organiser le service de surveillance. Je désire que ces«princes soient reçus sans éclat extérieur, mais honnêtement» et avec intérêt, et que vous fassiez tout ce qui sera possible» pour les amuser. Si vous avez à Valençay un théâtre, et que» vous fassiez venir quelques comédiens, il n’y aura pas de» mal. Vous pourriez y amener madame de Talleyrand avec» quatre ou cinq dames. Si le prince des Asturies s’attachait