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de maisonà maison,et desordresqui enrésultent.
plusieurs barricades, et puis attaquer une à une beaucoup de tsos.maisons, où les brigands de la Sierra-Morena s’étaient embus- ,, , ,qués. Le combat devint acharné. Nos soldats, exaspérés parcette résistance, pénétrèrent dans les maisons, tuèrent lesbandits qui es occupaient, et en précipitèrent un grandnombre par les fenêtres. Tandis que les uns soutenaient cettelutte, les autres avaient poursuivi en colonne le gros desinsurgés qui s’était enfui par le pont de Cordoue sur la routede Séville. Mais bientôt le combat dégénéra en un véritable de ^ douebrigandage, et cette cité infortunée, l’une des plus anciennes,des plus intéressantes de l’Espagne, fut saccagée. Les soldats,après avoir conquis un certain nombre de maisons au prix deleur sang, et tué les insurgés qui les défendaient, n’avaientpas grand scrupule de s’y établir, et d’user de tous les droitsde la guerre. Trouvant les insurgés qu’ils tuaient chargés depillage , ils pillèrent à leur tour, mais pour manger et boireplus encore que pour remplir leurs sacs. La chaleur étaitétouffante, et avant tout ils voulaient boire. Ils descendirentdans les caves fournies des meilleurs vins de l’Espagne, en-foncèrent les tonneaux à coup de fusil, et plusieurs même senoyèrent dans le vin répandu. D’autres entièrement ivres, nerespectant plus rien, souillèrent le caractère de l'armée ense jetant sur les femmes, et en leur faisant essuyer toutessortes d’outrages. Nos officiers, toujours dignes d’eux-mêmes,firent des efforts inouïs pour mettre fin à ces scènes horribles,et il y en eut qui furent obligés de tirer l’épée contre leurspropres soldats. Les troupes qui avaient poursuivi les fuyardsau delà du pont de Cordoue voulurent à leur tour entrer enville pour manger et boire aussi, car depuis la veille ellesn’avaient reçu aucune distribution, et elles augmentèrentainsi la désolation. Les paysans s’étaient mis à piller de leurcôté, et la malheureuse ville de Cordoue était en ce momentla proie des brigands espagnols en même temps que de nossoldats exaspérés et affamés. Ce fut un douloureux spectacle,