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[Vol. 5.]
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forces, il marcha résolument sur le grand rassemblement des Juillet 1808 -insurgés du nord, commandé, avons-nous dit, par les gé-néraux Blake et de la Cuesta.

Le capitaine-général don Gregorio de la Cuesta s’était re-tiré dans le royaume de Léon après sa mésaventure du pontde Cabezon, et, bien qu’il fût fort mécontent de l’insurrection,dont l’imprudence l’avait exposé à un échec fâcheux, il tenaitcependant à se relever, et il avait essayé de mettre quelqueordre dans les éléments confus dont se composait l’arméeinsurgée. U avait 2 à 3 mille hommes de troupes régulières, Compositionet environ 7 ou 8 mille volontaires, bourgeois, étudiants, Jcniakc

1 07 7 et Gregorio

gens du peuple, paysans. 11 voulait ajouter à ce rassemblement lle la Cuesta<les levées des Asturies et surtout celles de la Galice, bienplus puissantes que celles des Asturies, parce qu’elles com-prenaient une grande partie des troupes delà divisionTaranco,revenue du Portugal. Les Asturiens songeant d’abord à eux-mêmes, et se tenant pour invincibles dans leurs montagnestant qu’ils y resteraient enfermés, n’avaient pas voulu serendre à l’invitation de la Cuesta, et s’étaient bornés à luienvoyer deux ou trois bataillons de troupes régulières. Maisla junte de la Corogne, moins prudente et plus généreuse,avait décidé, malgré le général don Joaquin Blake, qui avaitremplacé le capitaine-général Filangieri, que les forces de laprovince seraient envoyées en entier dans les plaines de laVieille-Castille pour y tenter le sort des armes. Don JoaquinBlake, issu de ces familles anglaises catholiques qui allaientchercher fortune en Espagne, était un militaire de métier,assez instruit dans sa profession. 11 s’était appliqué, en seservant des troupes de ligne dont il disposait, à composer unearmée régulière, capable de tenir devant un ennemi aussirompu à la guerre que les Français. Il avait grossi les cadresde ses troupes de ligne d’une partie des insurgés, et forméavec le reste des bataillons de volontaires, qu’il exerçait tousles jours pour leur donner quelque consistance. Soit qu’il ne