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LIVRE XXXI.
Juillet 18C8. fût pas désireux de se mesurer trop tôt avec les Français,soit que réellement il comprit bien à quel point la bonneorganisation décide de tout à la guerre, il demandait encoreplusieurs mois avant de descendre dans les plaines de laCastille, et il voulait, en attendant, qu’on le laissât disciplinerson armée derrière les montagnes de la Galice. Vaincu par lavolonté de la junte, il fut obligé de se mettre en route, et des’avancer jusqu’à Benavente. Il aurait pu amener 27 ou 28mille hommes de troupes, moitié anciens bataillons, moitiénouveaux; mais il laissa deux divisions en arrière au débouchédes montagnes, et avec trois qui présentaient un effectif de15 ou 18 mille hommes, ,il s’achemina sur la route de Yalla-dolid. 11 fit sa jonction avec don Gregorio de la Guesta auxenvirons de Médina de Rio-Seco le 12 juillet. Ces deux gé-néraux n’étaient guère faits pour s’entendre. L’un était im-périeux et chagrin, l’autre mécontent de venir se risquer enrase campagne contre un ennemi jusqu’ici invincible, et n’é-tait pas disposé par conséquent à se montrer facile. Gregoriode la Guesta prit le commandement, à titre de plus ancien,et il eut une entrevue avec son collègue à Médina de Rio-Secopour concerter leurs opérations. Ils pouvaient à eux deuxmettre en ligne de 26 à 28 mille hommes. Avec de meilleurssoldats ils auraient eu des chances de succès contre lesFrançais, qui n’allaient se présenter qu’au nombre de 11 à12 mille.
Médina de Rio-Seco est sur un plateau. A gauche (pour les
^Cham^ Espagnols) se trouve la route de Burgos et Palencia, parde laquelle arrivaient les Français sous le maréchal Bessières, à
Rio-Seco. *
droite celle de Valîadolid. Un détachement français de cavalerie,battant le pays entre les deux routes, induisit en erreur lesgénéraux espagnols, peu exercés aux reconnaissances, et ilscrurent que l’ennemi venait par la route de Valîadolid, c’est-à-dire par leur droite. C’était le 13 juillet au soir. Abusé parces apparences, le général Blake profita de la nuit pour porter