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[Vol. 5.]
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BAYLEN.

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son corps d’armée à droite de Médina, sur la route de Valla-dolid. A la naissance du jour, qui dans cette saison a lieu detrès-bonne heure, les généraux espagnols reconnurent qu’ilss’étaient trompés, et de la Cuesta, qui s’était mis en mouve-ment le dernier, s’arrêta dans sa marche, en ayant soind’appuyer à gauche vers la route de Palencia, par où s’avan-çaient les Français. Se croyant plus en péril, il demanda dusecours à Blake, qui se hâta de lui envoyer l’une de ses divi-sions. Les généraux espagnols se trouvèrent donc rangés surdeux lignes, dont la première, placée en avant et plus à droite,était commandée par Blake; la seconde, fort en arrière dela première, et plus à gauche, était commandée par de laCuesta. Ils demeurèrent immobiles dans cette situation, at-tendant les Français sur le sommet du plateau, et beaucouptrop peu habitués aux manoeuvres pour rectifier si près del’ennemi la position qu’ils avaient prise.

Le maréchal Bessières, auquel il restait, après une marcherapide, environ 9 ou 10 mille hommes d’infanterie et 1,200chevaux, en présence de 26 ou 28 mille hommes, n’en conçutpas le moindre trouble, car il avait la plus haute opinion deses soldats. Avec deux vieux régiments, le 4 e léger et le 15 ede ligne, et quelques escadrons de la garde, il se sentaitcapable d’enfoncer tout ce qu’il avait devant lui. Le braveBessières, officier de cavalerie formé à l’école de Murat, nécomme lui en Gascogne, avait beaucoup de sa jactance, de sapromptitude et de sa bravoure. Il s’avançait avec ses troupesau bas du plateau de Médina de Rio-Seco, lorsqu’il aperçutau loin les deux lignes espagnoles, l’une derrière l’autre, laseconde par sa gauche débordant beaucoup la première. Ilsésolut de profiter de la distance laissée entre elles, en seportant d’abord sur le flanc de la première, et, après l’avoirenfoncée, de fondre en masse sur la seconde. Il s’avança sur-le-champ, le général Merle, à sa gauche, devant attaquer laligne de Blake; le général Mouton, à sa droite, devant flan-

Juillet 1808.

Position

prise

par des deuxgenerauxespagnols.

Promptesdispositionsdu maréchalBessières.