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[Vol. 5.]
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LIVRE XXXI.

juillet 1808 . quev Merle, et puis se jeter sur la ligne de la Cuesta. La

cavalerie suivait sous le brave et brillant Lasalle.

Nos jeunes troupes, partageant la confiance de leurs gé-ïîataiiie néraux, gravirent le plateau avec une rare assurance. Elles

de RioSeeo. 7 °

abordèrent résolument la ligne de Blake par sa gauche, sousun violent feu d’artillerie, car l’artillerie était ce qu’il y avaitde meilleur dans l’armée espagnole. Arrivées à portée de fusil,elles firent un feu bien dirigé, ayant été fort exercées depuisleur entrée en Espagne. Puis elles marchèrent à la ligne enne-mie, qu’elles joignirent à la baïonnette. Les Espagnols netinrent pas; une charge du général Lasalle avec les chasseursacheva de les culbuter, et la gauche de la première ligneespagnole, renversée, laissa la seconde à découvert. A cespectacle, une partie de celle-ci se porta spontanément enavant, et essaya bravement de faire tête à nos troupes, enprofitant du désordre même que le succès avait mis dansleurs rangs. Elle les arrêta en effet un instant, et réussit àmettre la main sur l’une de nos batteries qui avait suivi lemouvement de notre infanterie. Elle fut appuyée dans ceteffort par les gardes du corps et les carabiniers royaux, quichargèrent vaillamment. Les fantassins espagnols, se croyantvainqueurs, jetaient déjà leurs chapeaux en l’air, en criantViva el rey! Mais le maréchal Bessières avait en réserve 300chevaux, tant grenadiers que chasseurs à cheval de la gardeimpériale, qui s’élancèrent au galop en criant de leur côté :Vive l’Empereur ! Pltts de Bourbons en Europe ! Ils culbutèrenten un instant les gardes du corps et les carabiniers royaux,les traitant comme à Austerlitz ils avaient traité les chevaliers-gardes de l’empereur Alexandre. Alors, le général Merle ayantachevé de renverser la première ligne, celle de Blake, seporta sur le centre de la seconde, celle de la Cuesta, que legénéral Mouton abordait déjà de son côté. Devant la doubleattaque des jeunes soldats du général Merle et des vieux sol-dats du général Mouton, elle ne tint pas long-temps. La seconde