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[Vol. 5.]
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BAYLEN.

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extrême sur ses derrières et sur sa gauche, pour que l’ennemine pût s’emparer des défilés et les fermer sur l’armée française.Depuis l’arrivée du général Vedel, l’inconvénient de laisser Bay-len inoccupé était moindre, mais il restait celui d’être dans uneposition défensive, à six lieues les uns des autres, derrière unfleuve partout guéable. Un ennemi audacieux pouvait, en effet,le passer la nuit, et venir se placer entre nos deux divisions.Or, malgré la jonction du général Vedel, le nombre des trou-pes françaises, en présence des insurgés de l’Andalousie,n’était pas assez considérable pour qu’on pût se diviser sansdanger. Le corps de Dupont s’était fort affaibli par les ma-ladies. La division Barbou ne pouvait guère présenter plusde 5,700 hommes à l’ennemi, 6,400 en comptant le génie etl’artillerie. Les marins étaient tout au plus 400, les dragonset chasseurs 1,800; ce qui formait un total de 8,600 Français.Les Suisses, tantôt envoyant des déserteurs aux insurgés,tantôt en recevant qui venaient à eux, étaient réduits à 1,800,et dans une sorte de flottement inquiétant, qui ne permettaitpas de compter sur eux dans tous les cas. La division Vedelamenait 5,400 hommes de toutes armes, et 12 pièces d’ar-tillerie. Avec les 8,600 hommes du général Dupont et les 5,400du général Vedel on avait 14 mille combattants, 16,000 enajoutant les Suisses. Ce n’était pas trop, même en les tenantréunis, devant les quarante ou cinquante mille insurgés qu’onannonçait. Bientôt la division Gobert étant arrivée, et appor-tant un renfort d’environ 4,700 hommes, fantassins et cavalierscompris, le corps du général Dupont s’élevait insensiblementà la force désirée (qui n’était pas, toutefois, de plus de 18,000Français et 2,000 Suisses) à l’instant même où les insurgésse décidaient à prendre l’offensive. Avec la division Gobertparvenaient au général Dupont les nouvelles de l’échec essuyédevant Saragosse et Valence, de la retraite du maréchalMoncey sur Madrid, de l’isolement dans lequel cette retraiteplaçait l’armée d’Andalousie, et en même temps la recomman-

Julllet 1808.

Arrivée

de la division'Gobertau corpsdu généralDupont.