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[Vol. 5.]
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BAYLEN.

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aussi, le 15, quelques essais devant Baylen, les renouvelaitavec un peu plus de hardiesse que la veille. 11 fut naturelle-ment très-encouragé à se montrer plus hardi par la dispari-tion complète de la division Vedel. Après avoir traversé lebac de Menjibar, il ne trouva au pied des hauteurs de Baylenque le général Liger-Belair avec un bataillon et quelques com-pagnies d’élite. Il déboucha alors en force, et parut avec plu-sieurs mille hommes devant le général Liger-Belair, qui, enayant à peine quelques centaines, n’eut d’autre parti à pren-dre que de se retirer en bon ordre. Dans ce moment arrivaitle général Gobert, averti par le général Vedel de l’évacuationde Baylen, et amenant pour y pourvoir trois bataillons avecquelques cuirassiers. La division du général Gobert, déjà ré-duite par plusieurs détachements laissés en arrière, car elleavait dû en laisser à la Caroline, à Guarroman, à Baylen, ladivision Gobert s’était amincie en s’allongeant dans les gor-ges de la Sierra-Morena , et n’arrivait à l’ennemi qu’avec unetête de colonne. Néanmoins ce jeune général, plein d’intelli-gence et de feu, avec ses trois bataillons et ses cuirassiers,arrêta tout court les Espagnols. Le major Christophe, com-mandant les cuirassiers, fit une charge vigoureuse, et ramenal’infanterie espagnole, peu accoutumée au rude choc de cesgrands cavaliers. Mais tandis qu’il dirigeait lui-même cesmouvements, le général Gobert reçut au milieu du front uneballe partie d’un buisson où s’était caché l’un de ces tirailleursespagnols qu’on trouvait embusqués partout. 11 tomba sansconnaissance, n’ayant plus que quelques heures à vivre, etamèrement regretté de toute l’armée.

Le général Dufour, désigné par son rang pour le remplacer,accourut sur le terrain, vit les troupes françaises ébranléespar le coup qui venait de frapper leur général, et crut nepouvoir mieux faire que de les replier sur Baylen. Les Espa-gnols qui cherchaient le point faible de nos positions, sansavoir le projet arrêté d’attaquer à fond, n’allèrent pas au delà,

TOM. ix. 8

Juillet 1808.

Le geae'ralGobert,accouru pourarrêterla colonnede Itedîng,est tué entreMenjibaret Bajlen.