BAYLEN.
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de notre grandeur, se trouva donc encore une fois évacué,et exposé à l’invasion de l’ennemi !
Le général Dufour avait, il est vrai, pour excuse les instruc-tions qu’il avait reçues, les nouvelles qui lui étaient parve-nues , la confiance où il était du prompt retour du généralYedel à Baylen. Il partit le soir même du 16, pour courir àla Caroline, laissant à peine un détachement sur les hauteursd’où l’on domine Menjibar et le Guadalquivir.
Les nouvelles de la mort du général Gobert et du reploie-ment de sa division parvinrent à Andujar dans la soirée mêmedu \ 6, car il n’y avait que six à sept lieues de France à fran-chir, et il ne fallait que deux à trois heures à un officier àcheval pour les parcourir. Ces nouvelles arrivèrent au mo-ment même où la journée finissait, et avec elle la stérile ca-nonnade dont nous avons rapporté les effets insignifiants. Legénéral Dupont, qui avait partagé la faute du général Yedelen l’approuvant, commença <i regretter que celui-ci eût quittéBaylen pour venir à Andujar. Sur-le-champ, quoiqu’il ignorâtencore le départ du général Dufour pour la Caroline, frappéde ce qu’avait de grave une attaque qui avait amené la mortdu général Gobert et la retraite de sa division, il enjoignit augénéral Vedel de repartir immédiatement pour Baylen, d’oc-cuper ce point en force, de battre les insurgés à Baylen, à laCaroline, à Linarès, partout enfin où leur présence se seraitrévélée, et puis, cela fait, de revenir en toute hâte pour l’aiderà détruire ceux qu’on voyait devant soi à Andujar. Il ne luivint pas un instant à l’esprit de suivre Vedel lui-même, outout de suite, ou à une journée de distance, pour être plusassuré encore d’empêcher tous les résultats qu’il redoutait.Fatal et incroyable aveuglement qui n’est pas sans exempleà la guerre, mais qui, par bonheur pour le salut des peupleset des armées, n’amène pas souvent d’aussi affreux désastres IN’accusons point la Providence : après Bayonne nous ne mé-ritions pas d’être heureux 1
Juillet 1808.
Départdu generalDufour le 16au soir.
Le généralDupont,en apprenantla mortde Gobert,se hâtede renvoyerla divisionVedelà Baylen.
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