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[Vol. 5.]
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BAYLEN.

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pas pu le franchir, lis formaient l’avant-garde des générauxReding et Coupigny, lesquels, conformément au plan adoptépar l’état-major espagnol, avaient passé le bac de Menjibardans la journée du 18, avaient marché immédiatement surBaylen, l’avaient trouvé abandonné, et s’y étaient établis. Ilsavaient dans la soirée placé plusieurs bataillons eu colonneserrée sur la route d’Andujar, et c’étaient ceux que nous ren-contrions le 19 au matin sur nos pas, nous barrant le cheminde Baylen.

L’avaut-garde française se mit aussitôt en défense sur lagauche de la route et dans les oliviers. Elle se composait d’unbatailou de la brigade Chabert, de quatre compagnies de volti-geurs et grenadiers, d’un escadron de chasseurs et de deuxpièces de 4. Elle commença un feu de tirailleurs fort vif, tandisqu’un aide-de-camp allait au galop chercher les trois autres ba-taillons du général Chabert, le reste de son artillerie, et la bri-gade des chasseurs. En attendant ce renfort, l’avant-garde fitde son mieux, tirailla pendant une heure ou deux, tua beaucoupde monde aux Espagnols, en perdit beaucoup aussi, et réussità se soutenir. Enfin, vers cinq heures du matin, le soleil étantdéjà fort élevé sur l’horizon, le reste de la brigade Chabertarriva. Les soldats de cette brigade, quoique essoufflés,n’ayant pu ni reprendre haleine ni se désaltérer, chargèrentà fond les bataillons espagnols, soit en tête, soit en flanc, etles obligèrent à abandonner cette route encaissée pour sereplier sur leur corps de bataille. On parvint ainsi à l’entréed’une petite plaine ondulée, bordée à droite et à gauche pardes hauteurs couvertes d’oliviers, terminée au fond par lebourg de Baylen. L’armée espagnole de Reding et Coupigny,forte de 18 mille hommes, ayant sur son front une artillerieredoutable par le nombre et le calibre de ses bouches à feu,se présentait en bataille sur trois lignes. Elle allait se met-tre en marche pour Andujar afin de nous prendre par der-rière, tandis que le général Castanos nous attaquerait de

Juillet IgCS.

L'armée,après avoirdébusquéles

avant-postesespagnols,déhouchedans la plainede Baylen.