Band 
[Vol. 5.]
Seite
129
JPEG-Download
 

BAYLEN.

129

il n’aperçoit plus d’autre ressource que celle de traiter avec Juillet 1808 .l’ennemi.

Il avait parmi ses officiers un écuyer de l’Empereur, M. de En voiVilloutreys, qui, ayant voulu servir activement, avait été at- vnîoîîleys,taché à son corps d’armée ; il le charge d’aller auprès du gé- del '®‘JJP è e j reui 'inéral Reding, proposer une suspension d’armes. M. de Vil- d jJ e §?| 1 *“ xloutreys traverse cette triste plaine, théâtre de nos premiers de u enamalheurs. Il joint le général Reding, et lui demande au nomdu général français une trêve de quelques heures, en se fon-dant sur la fatigue des deux armées. Le général Reding, fortheureux d’en avoir fini avec les Français, car il craint tou-jours un changement de fortune avec de tels adversaires, ad-hère à la trêve, à condition qu’elle sera ratifiée par le généralen chef Castanos. Pour le moment, il promet de suspendrele feu.

M. de Villoutreys retourne auprès du général Dupont, quilui donne la nouvelle mission de se porter au-devant du gé-néral de la Pena pour l’arrêter au pont du Rumblar. M. de Vil-loutreys court à ce pont du Rumblar, et y trouve les troupesdu général de la Pena tiraillant déjà avec quelques soldats dela garde de Paris. Le général de la Pena, moins accommodantque M. de Reding, et tout plein des passions espagnoles, dé-clare qu’il veut bien accéder à la trêve, mais provisoirement,et jusqu’à l’adhésion du général en chef. Il annonce, en outre,que les Français n’obtiendront quartier qu’en se rendant à dis-crétion. Le feu est interrompu de ce côté comme de l’autre.

Les Français se reposent, enfin, au milieu de cette fatale Trêve

* de quelques

plaine, sur laquelle gisent pêle-mêle tant de morts et de acc J®j^ s parmourants, sur laquelle régnent une chaleur dévorante, unaffreux silence, et où il n’y a d’eau nulle part, excepté dansquelques cavités fangeuses du Rumblar, qu’on se dispute avecviolence. Tout est immobile ; mais la joie est chez les uns, ledésespoir chez les autres I

M. de Villoutreys, revenu auprès de son général en chef,

TOM. ix. 9