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L’infortuné général Dupont, entraîné par la démoralisation Juillet 1808 . 1générale, céda, et donna ses pouvoirs au général Chabert,qu’on choisit parce qu’il s’était conduit la veille, à la tête desa brigade, avec une extrême bravoure. Le général Marescot Les généraux,n’avait voulu accepter d’autre mission que celle d’accom- etciiaben
chargés défi-
pagner, de conseiller et d’appuyer le général Chabert. M. deVilloutreys, qui avait déjà porté des propositions aux chefs 1 espagnol 0rde l’armée espagnole, fut adjoint aux généraux Chabert etMarescot.
Us partirent immédiatement pour traiter, non pas avec legénéral de la Pena, mais avec le général Castanos lui - même,qu’ils rencontrèrent à moitié chemin de Baylen à Andujar, àla maison de poste. 11 avait auprès de lui le comte de Tilly,l’un des membres les plus influents de la junte de Séville,et le capitaine-général de Grenade Escalante. Le généralCastanos, homme doux, humain, sage, reçut les officiers fran-çais avec des égards qu’ils ne trouvèrent pas auprès du ca-pitaine-général Escalante, qui rachetait sa faiblesse par saviolence, et du comte de Tilly, qui se conduisait en démago-gue. D’après leurs instructions, les officiers français deman- coïdîuonldèrent d’abord que les divisions Vedel et Dufour, lesquelles mise | e pàA™ 1 *n’avaient pas pris part au combat, n’étaient pas enveloppées, et dautcc 'et pouvaient dès lors échapper au sort de la division Barbou(celle qui avait combattu sous le général Dupont), ne fussentpas comprises dans la capitulation, et que, quant à la divisionBarbou, elle pût se retirer sur Madrid, en déposant ou ne dé-posant pas les armes, suivant le résultat de la négociation.
Les généraux espagnols se refusèrent obstinément à ces pro-positions, car ils avaient dans leurs mains le sort de la divi-sion Barbou ; et s’ils consentaient à traiter, c’était pour avoirà leur disposition les divisions Vedel et Dufour, qu’ils netenaient pas. Ils exigeaient donc qu’elles fussent comprisesdans la capitulation, accordant d’ailleurs à chacune des divi-sions françaises un traitement conforme à sa situation actuelle.