BAYLEN.
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se contenir à la vue do ces fourgons où étaient entassées,disait-on, toutes les richesses de Cordoue, se précipita dessus,les brisa et les pilla. Des hommes appartenant aux autoritésespagnoles ne furent pas des derniers à mettre la main à cepillage. Cependant, bien que ces fourgons renfermassent toutle pécule de nos officiers et de nos généraux, et même lacaisse de l’armée, on ne trouva pas au delà de 11 ou 1,200mille réaux, d’après les journaux espagnols eux-mêmes, c’est-à-dire environ trois cent mille francs. C’était là tout le résul-tat du sac de Cordoue. Les généraux français faillirent êtreégorgés, et n’échappèrent à la fureur de la populace qu’en sejetant dans des barques. Ils furent - conduits à Cadix, et détenusprisonniers jusqu’à leur embarquement pour la France, oùles attendaient d’autres rigueurs non moins impitoyables.
Telle fut cette fameuse capitulation deBaylen, dont le nom,dans notre enfance, a aussi souvent retenti à nos oreilles quecelui d’Austerlitz ou d’Iéna. A cette époque les persécuteursordinaires du malheur, jugeant sans connaissance et sanspitié ce déplorable événement, imputèrent à la lâcheté et audésir de sauver les fourgons chargés des dépouilles de Cor-doue l’affreux désastre qui frappa l’armée française. C’estainsi que juge la bassesse des courtisans, toujours déchaînéecontre ceux que le pouvoir lui donne le signal d’immoler. Il yeut beaucoup de fautes, mais pas une seule infraction à l’hon-neur, dans cette triste campagne d’Andalousie. La premièrefaute fut celle de Napoléon lui-même, qui, après avoir faitnaître par les événements de Bayonne une fureur populaireinouïe, devant laquelle toute opération de guerre devenaitextrêmement périlleuse, se contenta d’envoyer huit millehommes à Valence, douze mille à Cordoue, en paraissantcroire que c’était assez. Il s’aperçut bientôt de son erreur,mais trop tard. Après la faute de Napoléon, vint la faute mi-litaire du général Dupont et de son lieutenant le général Vedel.Le général Dupont, abandonnant Cordoue pour être plus près
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Juillet 1808.
Pillagedu bagagedes officiersfrançaisau port SainteMarie.
Jugementsur la campagned’Andalousieet la
malheureusecapitulationde Baylen.