B AÏLEN.
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d’orgueil, et ils avaient droit d’ôlre tiers, non de l’tiabiletc oude la bravoure déployées eu cette circonstance, bien qu’ilsse fussent vaillamment conduits, mais des obstacles de toutgenre que nous avait créés leur patriotique insurrection,obstacles qui avaient été la principale cause dos malheursdu général Dupont. Les vingt mille hommes qui étaient desti-nés à conquérir l’Andalousie, et en cas d’insuccès à se repliersur la Manche pour couvrir Madrid, manquant tout à coup,la situation devenait des plus difficiles. Il était évident queles insurgés de Valence, de Carthagène, de Murcie, donnantla main à ceux de Grenade et de Séville enorgueillis de leurtriomphe imprévu, entraînant à leur suite ceux de l’Estréma-dure et de la Manche qui n’avaient pas encore osé se mon-trer, marcheraient bientôt sur Madrid. Quoique le nombre deceux qui étaient enrégimentés dans les troupes de ligne fûttrès-exagéré, et qu’il n’y eût de nombreux que les bandes de
vint, à mon avis, plus coupable qu’à Baylen), il obtint une ordonnance duroi qui cassait le décret impérial, et prescrivait la destruction des troisexemplaires de la procédure. Les deux exemplaires du Sénat et du dépôt dela guerre étaient faciles à trouver et à de'truirc. Le troisième, destine à lahaute cour impériale, n’était pas aux archives de cette cour, parce qu’ellene fut jamais organisée. Il était dans les mains de l’une des grandes famillescréées par l’Empire, et il y est demeuré. C’est ce précieux manuscrit, oùtout, à mon avis, se trouve complètement éclairci, qui contient la justifica-tion du général Dupont, celle, du moins, qu’on peut fournir avec raison etjustice. Si le général Dupont eût réussi à le détruire, il eût détruit les étéments de sa réhabilitation auprès de la postérité : preuve bien évidente qu’ilfaut s’en fier toujours à la vérité, et la laisser faire. Du reste, si on lit danscette procédure le jugement du prince Berthicr, car chacun des grands del’Empire exprima le sien, on y verra, outre une rare supériorité de raisonet une honorable humanité, dont les autres personnages, et surtout les per-sonnages de l’ordre civil, ne donnèrent pas l’exemple, à peu près le jugementque je porte ici. J’ajouterai (pie Napoléon lui-mème, revenu par la suite àplus de justice, répétait souvent Dupont fut plus malheureux que cou-pable! — Il sentait dès lors les atteintes du malheur, et, avec son grandesprit et son grand cœur, il appréciait mieux à quel point il faut tenir comptedes circonstances pour juger équitablement les hommes. Au surplus, je n’airencontré dans ma carrière aucun des acteurs qui figurent dans ce récit, nieux ni leur famille, et je parle par un pur sentiment d’impartialité.
.Juillet ItiÜS.
Dangerpour Madrid,cjui se trouvedécouvertpar
la destruction«le l’armecd'Andalousie.