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plus exaspéré de la guerre barbare qu’on lui faisait. De Mataro Août ta®,il avait marché sur Gironne, qu’il avait espéré surprendre etenlever par l’escalade. Ses grenadiers armés d’échelles avaientdéjà gravi l’enceinte de la ville et allaient y pénétrer, lors-qu’ils avaient été repoussés par le peuple mêlé aux soldatset aux moines. Privé de grosse artillerie, et désespérant d’em-porter cette place de vive force, le général Duhesme étaitrentré dans Barcelone, forcé de combattre sans cesse sur laroute, et réduit à saccager des villages pour venger l’assassi-nat de ses soldats. Il ne lui avait pas été possible pendantcette incursion de communiquer avec le général Reille, quis’était porté de son côté jusqu’à Figuières, sans réussir à s’a-vancer au delà. Tout ce qu’avait pu ce dernier, c’avait été deravitailler le fort de Figuières, occupé par une petite garnisonfrançaise, et d’y déposer des vivres et des munitions en suf-fisante quantité. Mais chaque fois qu’il avait voulu pousserplus loin, il avait été assailli de toutes parts par de hardismiquelets, déjouant par leur vitesse et leur adresse à tirerle courage de nos jeunes soldats, qui ne savaient guère cou-rir après des montagnards habitués à chasser le chamois \
Le général Reille avait ainsi éprouvé beaucoup de pertessans utilité, et, informé de la rentrée du général Duhesme àBarcelone, il s’était borné à garder la frontière, attendant,avant de rien tenter, de nouveaux moyens et de nouveauxordres.
Telle était notre situation au mois d’août 1808, dans cette situation
ge'nërale
Espagne que nous avions si rapidement envahie, et que nousavions crue si facile à conquérir. Nous en avions perdu tout aule midi, après y avoir laissé l’une de nos armées prisonnière.
Sous l’impression de cet échec, nous avions abandonné Ma-drid, interrompu le siège presque achevé de Saragosse, etrétrogardé jusqu’à l’Èbre ; et le seul de nos corps qui n’eût
1 J’emploie le nom le plus général ; mais dans les Pyrénées, le chamoiss’appelle izard.
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