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LIVRE XXXT.
Août 1808.
Evénement 5 ;
de
Portugal.
La
commotionrie l’Espagner.omniuu[(jneeau Portugal.
Desarmement
par
les Vrançaisries troupesespagnolesdu Portugal.
pas évacué la province qu’il était chargé d’occuper, celui deCatalogne, était enfermé dans Barcelone, bloqué sur terre pard’innombrables miquelets, sur mer par la marine britannique,arrivant en toute hâte de Gibraltar au bruit de l’insurrectionespagnole.
Restait au fond de la Péninsule une armée française, sur lesort de laquelle il était permis de concevoir de bien gravesinquiétudes : c’était celle du général Junot, paisiblement établieen Portugal avant la commotion terrible qui venait d’ébranlersi profondément toute l’Espagne. On n’en recevait aucune nou-velle, et on ne pouvait lui en faire parvenir aucune, l’Andalousieet l’Estrémadure insurgées au midi, la Galice et le royaume deLéon insurgés au nord, interceptant toutes les communications.
Dès que l’insurrection du mois de mai avait éclaté, lesEspagnols, suivant leur coutume, annonçant la victoire avantde l’avoir remportée, n’avaient pas manqué, par la Galice etpar l’Estrémadure, de remplir le Portugal de nouvelles sinis-tres pour l’armée française. Les juntes avaient écrit à tous lescorps espagnols pour les engager à déserter en masse, et àvenir se joindre à l’insurrection. Le général Junot, bientôt in-formé confusément de ce qui se passait en Espagne, sans ensavoir tous les détails, avait senti la nécessité de prendre desévères précautions contre les troupes espagnoles qu’on luiavait envoyées pour le seconder, et qui, loin de lui apporteraucun secours, devenaient, dans l’état présent des choses, laprincipale de ses difficultés. 11 avait, près de Lisbonne, la di-vision Caraffa, de trois ou quatre mille hommes, chargée del’aider à soumettre l’Alentejo. II l’entoura h l’improviste parune division française, et, se fondant sur les circonstances, illa somma de déposer les armes, ce qu’elle fit en frémissant.Cependant, quelques centaines de fantassins eide cavaliersparvinrent ù s’enfuir, à travers I’AIentejo, vers l’Estrémadure es-pagnole. Un régiment français de dragons lancé à leur poursuiteen reprit quelques-uns. Les autres réussirent à gagner Badajoz.