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[Vol. 5.]
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BAYLEN.

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guerre. Malheureusement, si on reconnut en théorie les vraisprincipes, dans l’application on ne les suivit pas avec la vi-gueur et la précision cjue le maître seul savait y apporter.Abandonner tous les points accessoires qu’on occupait, seréunir en masse à Lisbonne, pour contenir la capitale, et semettre en mesure de jeter à la mer le premier débarquementde troupes anglaises, était naturellement le plan que tout lemonde dût concevoir et adopter. Il fut donc résolu qu’on éva-cuerait les Àlgarves, l’Alentejo, le Beyra, toutes les partiesenfin où l’on avait des troupes, sauf les deux places d’Almeidaau nord, d’EIvas au midi, sauf aussi la position de Setubal etde Peniche sur le littoral, et qu’on se concentrerait entre Lis-bonne et Abrantès. La résolution était bonne, mais pas assezcomplète, car il y avait encore dans ces points de quoi ab-sorber 4 à 5 mille hommes sur 20 ou 22 mille de valides, et,en tenant compte de ce qu’il faudrait à Lisbonne même, onpourrait bien n’avoir pas plus de 10 ou 12 mille soldats à op-poser à un débarquement, tandis qu’on aurait dû s’en réser-ver 15 ou 18 mille pour une action décisive.

On avait auprès de soi un aliié qui aurait pu rendre degrands services, c’était l’amiral russe Siniavin avec sa flottemontée par des matelots, marins médiocres, mais soldats ex-cellents. S’il avait embrassé franchement la cause commune,il lui aurait été facile de garder Lisbonne à lui seul, et derendre disponibles trois ou quatre mille Français de plus.Mais il persistait, comme il l’avait déjà fait, à se conduire enRusse passionné pour l’Angleterre, plein de haine pour laFrance, et tout disposé à ouvrir les bras à l’ennemi. II répon-dait froidement ou négativement à toutes les demandes deconcours qu’on lui adressait, quoiqu’il fût, par sa position aumilieu du Tage, encore plus obligé d’en d’éfendre l’entrée queJunot lui-même. C’était pour celui-ci une grave difficulté, sur-tout ayant à contenir une population hostile de trois cent milleâmes, dans laquelle vingt mille montagnards de la Galice,

Août 1808.

Conseil deguerre tenupar les ge'ne'-raux françaisdans lequelon arrêtela conduiteà suivre.

Mauvaissentiments del'amiral russeSiniavin,refusant auge'ne'ral Junottoute espècede concours.