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[Vol. 5.]
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LIVRE XXXI.

Août 1808.

Jonctiondes troupesdu generalSpenceravec cellesde sir ArthurWelieslev,

Caractèrede l’armeeanglaise.

glaises parties de Cork furent déposées à terre au uorabre de9 à 10 mille hommes, avec l’immense attirail qui suit toujoursles armées anglaises. Dans ce moment, le corps du généralSpencer arrivait au même mouillage. Avant d’avoir reçu lesordres de sir Arthur Wellesley, le général Spencer, sur lanouvelle du désastre du général Dupont, s’était embarquépour porter ailleurs ses efforts, sentant bien qu’il n’y avaitplus aucun service à rendre dans l’Andalousie, délivrée pourl’instant de la présence des troupes françaises. Averti de l’ar-rivée du convoi de Cork, il était venu le rallier devant l’em-bouchure du Mondego, et le 8 août il eut achevé son dé-barquement , et opéré sa jonction avec le corps de sir ArthurWellesley. Celui-ci se trouvait ainsi à la tête d’une armée d’en-viron 14 ou 15 mille hommes, presque entièrement composéed’infanterie et d’artillerie. On y comptait tout au plus 400cavaliers, ce qui est la condition ordinaire de toute expéditionpar mer, la cavalerie étant d’un transport difficile, même im-possible à certaine distance. Mais c’était de la très-belle in-fanterie, ayant toutes les qualités de l’armée anglaise. Celtearmée, comme on le sait, est formée d’hommes de toute sorteengagés volontairement dans ses rangs, servant toute leur vieou à peu près, assujettis à une discipline redoutable qui lesbétonne jusqu’à la mort pour les moindres fautes, qui du bonou du mauvais sujet fait un sujet uniforme et obéissant, mar-chant au danger avec une soumission invariable à la suited’officiers pleins d’honneur et de courage. Le soldat anglais,bien nourri, bien dressé, tirant avec une remarquable justesse,cheminant lentement, parce qu’il est peu formé à la marcheet qu’il manque d’ardeur propre, est solide, presque invincibledans certaines positions, où la nature des lieux seconde soncaractère résistant, mais devient faible si on le force à marcher,à attaquer, à vaincre de ces difficultés qu’on ne surmontequ’avec de la vivacité, de l’audace et de l’enthousiasme. Enun mot, il est ferme, il n’est pas entreprenant. De même que