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[Vol. 5.]
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LIVRE XXXI.

Août 1808 . alliés la route du littoral. Seulement ils leur donnèrent 1,400hommes d’infanterie légère, et environ 300 chevaux pourleur servir d’éclaireurs.

A peine Junot avait-il appris à Lisbonne, d’abord par laEn apprenant j 0 i e ma i dissimulée des habitants, bientôt par des renseigne-‘'desXgTits * men ts positifs, le débarquement d’une armée britannique, qu’ili^rAokitiôn forma la résolution de courir à elle, afin de la jeter à la mer.lîroïl’eux. Se concentrer sur-le-champ, retirer jusqu’au dernier soldatde tous les postes d’importance secondaire, se réduire à lagarde de Lisbonne seule, n’y laisser même que ce qui ne pou-vait pas marcher, pour se porter au-devant des Anglais avec15 ou 18 mille hommes, en choisissant pour les combattre unmoment où ils n’auraient pas leurs avantages naturels, ceuxde la défensive, était la seule résolution sage qui pût êtreprise. Malheureusement Junot se concentra incomplètement,et il fut saisi d’une extrême impatience d’aborder les Anglais,n’importe où, n’importe comment, pour les jeter à la mer leplus tôt possible.

Entre Almeida, Elvas, Setuval, Péniche et divers postes,Junot avait déjà sacrifié quatre ou cinq mille hommes. Lescourses quil venait de faire exécuter par les généraux Loison,Margaron et autres, avaient mis hors de combat ou fatiguébeaucoup de soldats précieux à conserver, et c’est tout auplus s’il avait une dizaine de mille hommes à opposer à unennemi qui en comptait déjà quatorze ou quinze, et qui pou-vait bientôt être fort de vingt ou trente. Junot rappela le gé-néral Loison de l’Alentejo, et il fit sortir le général Delabordeavec sa division, pour aller à la rencontre des Anglais, lesobserver, les harceler, jusqu’à ce que toutes les troupes dis-ponibles pussent être réunies contre eux. Il se prépara à sor-tir lui-même avec la réserve lorsqu’ils seraient plus prèsde Lisbonne, et qu’alors les rencontrer, le combattre, lesvaincre ne l’exposerait pas à passer hors de Lisbonne plusde trois ou quatre jours. Il pensait avec raison que sa pré-