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[Vol. 5.]
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BA YLEN.

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posées, nous avait déjà coûté 1,800 hommes, c’est-à-dire le Août isos.cinquième de notre effectif. S’y obstiner davantage c’était s’ex- Le généraiposer à perdre inutilement toute l’armée. Le général Junot se '^«"hàtaffie* 9résigna donc, sur l’avis de ses plus braves officiers, à se re- *« retiretirer; ce qu’il fit en bon ordre vers Torres-Vedras, sa cavalerie Vedras -sabrant les tirailleurs ou les cavaliers anglais qui avaient lahardiesse de nous suivre.

Après cette infructueuse tentative pour jeter les Anglais àla mer, il n’y avait plus d’espérance de se maintenir en Por-tugal. On n’avait pas, en réunissant à Lisbonne toutes les for-ces disponibles, plus de dix mille hommes en état de com-battre, et il fallait, avec ces dix mille hommes, contenir unepopulation hostile de trois cent mille âmes, et arrêter une ar-mée anglaise qui allait, en quelques jours, être portée à vingt-huit ou vingt-neuf raille combattants. 11 restait, il est vrai,une ressource : c’était de faire, à travers le nord du Portugalet de l’Espagne, une retraite, semblable à celle des dix mille,au milieu de populations insurgées, en laissant plusieurs mil-liers de malades dans les mains des Portugais, et en jonchantles routes de morts et de mourants. On eût perdu ainsi plus Obligation

1 1 ou se trouve

de la moitié de l’armée. Ces deux résolutions étaient donc led’une exécution impossible. Entrer en négociation avec les tl “ e s Angiai>? cAnglais, nation civilisée, qui tenait les engagements qu’elleprenait, était assurément un parti que l’honneur ne condamnaitpas, surtout après le combat de Roliça et la bataille de Vimeiro.

En conséquence on choisit le général Kellermann, qui Le générai

.... i .... . _ Kellermann

loignait a de grands talents militaires une extrême finesse envoyé

au quartier

d’esprit, et on l’envoya au quartier-général anglais avec mis- dcsion de traiter du sort des prisonniers et des blessés. En ce We!leslc y-moment, un changement venait de s’opérer dans l’armée bri-tannique. Sir Hew Dalrymple était arrivé avec son chef d’état-major Henri Burrard, pour prendre le commandement. SirArthur Wellesley, toujours heureux dans sa brillante carrière,n’était remplacé qu’après une victoire, due surtout aux fautes