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[Vol. 5.]
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LIVRE XXXI.

Août 1805. de l’ennemi. Il n’était pas fâché que la campagne s'arrêtât àcelte victoire, et que la couquôte du Portugal lui fât exclusive-Circonstanees ment attribuée. Sir Hew Dalrymple et Henri Burrard de leuries’ s |e°nlraux côté, ne connaissant pas l’état des choses, ignorant les diffi-* traiter. 4 cultés qui pouvaient leur rester à vaincre, étaient charmés àleur début de trouver les Français prêts à leur livrer le Por-tugal, et de n’avoir pas de nouvelles chances à courir. Ce-pendant , s’ils avaient apprécié la situation, et ce qu’elle allaitdevenir pour eux à l’arrivée du corps d’armée de JohnMoore, ils ne se seraient pas montrés si faciles. Engagésdans un long entretien avec le général Kellermann, qu’ils trai-tèrent avec toute la distinction qu’il méritait, ils laissèrententrevoir leur disposition à négocier. Celui-ci saisit l’occasionavec beaucoup de tact, et convint d’abord avec eux d’unesuspension d’armes, sauf à traiter plus tard d’un arrangementdéfinitif relativement à l’évacuation du pays.

Le général Kellermann, revenu au quartier-général français,fit part au commandant en chef et à ses compagnons d’arnxesde la disposition des Anglais, et il fut convenu qu’on traiteraitde l’évacuation du Portugal, pourvu que les conditions fussenttout à fait honorables. Il retourna au quartier-général de l’en-nemi, et la réunion pour les conférences fut fixée à Cintra.Ouvertes 611 Elles durèrent plusieurs jours, et ne présentèrent pas moinsa Cintra. ^ courtoisie dans les formes que de vivacité dans la dis-cussion des choses. Les Anglais ne voulaient pas accorderautant d’avantages, sous le rapport de l’honneur militaire, queles Français en exigeaient. Ils refusaient surtout de traiterl’amiral russe Siniavin aussi bien que le demandait Juuot, parun scrupule d’honneur bien plus que par devoir; car cet amiral,qui aurait pu sauver la cause commune en secondant lesFrançais, qui, en ne le faisant pas, l’avait perdue, ne méritaitguère que pour lui on rendit les négociations plus difficiles.Néanmoins, Junot exigeait que l’amiral russe fut libre de seretirer dans les mers du Nord avec sa flotte, et il menaçait de