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guant comme preuve qu’il n’avait ordonné aucun mouvement Août isoe.de troupes, Napoléon lui répliqua aussitôt, avec la même dou-ceur mais avec la même fermeté , qu’il était dans l’erreur,que des rassemblements de troupes avaient eu lieu en Gallicieet en Bohême, vis-à-vis la Silésie, en face des quartiers del’armée française; que ces rassemblements étaient incontes-tables ; que la conséquence immédiate serait de leur opposerd’autres rassemblements' non moins considérables; qu’au lieud’achever la démolition des places de la Silésie, il allait aucontraire en réparer quelques-unes, les armer et les appro-visionner, convoquer les contingents de la Confédération duRhin, et tout remettre sur le pied de guerre. — On ne mesurprendra pas, vous le savez bien, dit-il à M. de Melternich;je serai toujours en mesure. Vous comptez peut-être surl’empereur de Russie, et vous vous trompez. Je suis cer-tain de son adhésion, de la désapprobation formelle qu’il amanifestée au sujet de vos armements, et des‘résolutions qu’ilprendra en cette circonstance. Si j’en doutais, je ferais laguerre tout de suite à vous comme à lui, car je ne voudraispas laisser les affaires du continent dans le doute. Si je meborne à de simples précautions, c’est que je suis tout à faitconfiant à l’égard du continent, parce que je le suis complète-ment à l’égard de l’empereur de Russie. Ne croyez donc pasl’occasion bonne pour attaquer la France; ce serait de votrepart une erreur grave. Vous ne voulez pas la guerre, je lecrois de vous, monsieur de Melternich, de votre empereur,des hommes éclairés de votre pays. Mais la noblesse alle-mande, mécontente des changements survenus, remplit l’Alle-magne de ses haines. Vous vous laissez émouvoir; vous com-muniquez votre émotion aux masses, en les poussant à s’armer;vous arrivez, d’armements en armements, à une situationextraordinaire, qu’on ne peut soutenir long-temps, et peu àpeu vous serez conduits peut-être à ce point où l’on souhaiteune crise, afin de sortir d’une situation insupportable, et cette