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[Vol. 5.]
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ERFURT.

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vant à 6 mille, enfin, la garde royale montant à 6 mille, total Août ira42 mille hommes. Le roi de Prusse s’interdisait, en outre, laformation de toute milice locale qui aurait pu servir à déguiserun armement quelconque. Enfin, il s’engageait à faire causecommune avec l’empire français contre l’Autriche, et à luifournir contre elle, en cas de guerre, une division de 16 millehommes de toutes armes. Pour l’année 1809 seulement, si laguerre éclatait, la Prusse, n’ayant pas encore reconstitué sonarmée, devait borner son contingent à 12 mille. Napoléon,qui voulait contenir la Prusse, non l’humilier, consentit àlaisser inconnue cette partie si fâcheuse du traité. Le digne etsage prince, qui défendait à Paris les intérêts de sa pairie,ne put obtenir mieux; car Napoléon, bien qu’il se fût portéà lui-même le coup qui devait un jour détruire sa puissance,était assez redoutable encore pour faire trembler l’Europe, etdicter la loi à tous ses ennemis.

Cette convention signée, il écrivit au roi et à la reine dePrusse pour se féliciter de la fin apportée à tous les différendsqui avaient divisé les deux cours, promettant désormais lesplus amicales relations si des passions hostiles ne venaientpas de nouveau égarer la cour de Berlin. Quelque dur quefût ce traité pour la Prusse, il valait mieux que l’état présent,car elle était enfin délivrée des troupes françaises; et si ellese trouvait limitée dans ses armements, il est douteux qu’elleeût pu en payer plus que le traité ne lui en accordait.

Cet arrangement, outre l’avantage pour Napoléon de réglerses comptes avec la Prusse, et de lui permettre de retirer sestroupes, avait celui d’être agréable à la Russie, que les plain-tes des Prussiens importunaient singulièrement, et qui tenaitfort à en être débarrassée. Or, être agréable à la Russie étaitdevenu dans le moment l’une des convenances de la politiquede Napoléon, et il lui lardait autant de s’entendre avec elleque de s’expliquer avec l’Autriche, et de terminer ses contes-tations avec la Prusse.

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