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LIVRE XXXII.
Août 1808. L’état des choses n’avait pas changé à Saint-Pétersbourg.Relations Alexandre, toujours dominé par la passion du moment, ne se
avec
Alexandre contenait plus depuis que Napoléon avait consenti à mettred*Esp»gSl* eQ discussion le partage de l’empire turc. Constantinople sur-dVu 'cour i° ut lui tenait plus à cœur que les plus belles provinces dedL tefsb"ur^?’ cet empire, parce que Constantinople c’était la gloire, l’éclat,non moins que l’utilité. Mais donner cette clef des détroitsétait justement ce qui répugnait à Napoléon, plus qu’aucuneconcession au monde. Jamais, comme on l’a vu antérieurement,il n’y avait formellement adhéré, et quand il avait permis àson ambassadeur, M. de Caulainoourt, de laisser exprimerdevant lui de tels désirs, c’était en énonçant la volonté d’avoirles Dardanelles, si on cédait le Bosphore aux Russes, ce quine pouvait convenir à la cour de Saint-Pétersbourg. Toutefois,Redoublement Alexandre ne désespérait pas de vaincre Napoléon. Il répétait
d’ardeur chez
rempereur sans cesse qu’il ne désirait aucun territoire au sud des Balkans,ia possession aucuiïe partie de la Roumélie, rien que la banlieue de Cons-‘' e tinopte tan tantinople, laissant Andnnople à qui on voudrait; et cettelangue de terre, en quelque sorte destinée à loger le portierdes détroits, il l’avait appelée, dans le jargon familier qu’ils’était fait avec l’ambassadeur de France, la langue de chat .—Eh bien, disait-il souvent à M. de Caulaincourt, avez-vous desnouvelles de votre maître? Vous a-t-il parlé de la langue dechat? Est-il disposé à comprendre, à admettre les besoins demon empire, comme je comprends et admets les besoins dusien? — M. de Caulaincourt ne répondait à ces questions qued’une manière évasive, alléguant toujours les préoccupationsde Napoléon, son éloignement, son prochain retour, retouraprès lequel il pourrait reporter son esprit des affaires d’Oc-cident à celles d’Orient. Alexandre répliquait aussitôt, endisant que, pour terminer ces différends, il fallait encore uneentrevue, qu’elle était indispensable si on voulait faire refleu-rir la politique de Tilsit, et qu’on ne pouvait pas l’avoir troptôt. Lui-même cependant n’était pas plus libre que Napoléon,