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[Vol. 5.]
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ER FUR T.

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car les affaires de Finlande avaient presque aussi mal tournéque les affaires d’Espagne. Ses troupes, après avoir refoulé•es armées suédoises jusqu’à Uléaborg, et les avoir réunies enles refoulant, s’étaient divisées devant elles, et avaient étérefoulées à leur tour, battues même, grâce à l'incapacité dugénéral Buxhoevden, favori de la cour, et garanti par cettefaveur seule contre les cris de l’armée. En même temps uneflotte anglaise, bloquant la flotte russe dans le golfe deFinlande )répandait la terreur sur le littoral. Ce n’était donc pas immé-diatement que l’empereur Alexandre aurait pu s’éloigner. Maisen septembre la navigation étant fermée, la présence desAnglais écartée pour plusieurs mois, Alexandre redevenaitlibre, et il demandait que l’entrevue où il espérait tout arran-ger avec Napoléon fût fixée au plus tard à cette époque. M. deCaulaincourt à toutes ces instances répondait de la manièrela plus propre à lui faire prendre patience, et promettait quel’entrevue aurait certainement lieu au moment qu’il désignait.

Du reste, pour disposer Napoléon à entrer dans ses vues,Alexandre n’avait rien négligé. Introduction des armées fran-çaises en Espagne, occupation de Madrid, translation forcéedes princes espagnols à Bayonne, spoliation de leurs droits,proclamation de la royauté de Joseph, il avait trouvé tout celanaturel, légitime, complétant nécessairement la politique deNapoléon.— Votre Empereur, avait-il dit à M. de Caulain-court, ne peut pas souffrir des Bourbons si près de lui. C’estde sa part une politique conséquente, que j’admets entière-ment. Je ne suis point jaloux, répétait-il sans cesse, de sesagrandissements, surtout quand ils sont aussi motivés queles derniers. Qu’il ne soit point jaloux de ceux qui sont éga-lement nécessaires à mon empire, et tout aussi faciles àjustifier. —

La société de Saint-Pétersbourg, enhardie par les échecs,plus désagréables que dangereux, essuyés en Finlande, indi-gnée plus ou moins sincèrement des événements de Bayonne

Août 1808.

Vœusouventexprimépar l’empereurAlexandrepour une nou-velle entrevueavec

Napoléon.

Adhésioncomplètede la Russie àtout ce quis’était faiten Espagne.