ERFURT.
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presque tout le mois de septembre. L’entrevue d’Erfurt appro- Sept- tâ-chait. Dans cet intervalle, les manifestations de la diplomatie Effetimpériale avaient atteint leur but. L’Autriche, intimidée depuis ' uo»s
, de Napolt*iin
le retour de Napoléon à Paris, avait notablement fléchi. Les , , sur
A ' la diplomatie
déclarations qu’il avait faites, confirmées par l’appel des con- eampeenne.tingents allemands, la mettant en face de la guerre, lui avaient D .inspiré des réflexions sérieuses. 11 convenait d’ailleurs à cette de rAutiieue.puissance d’ajourner, ses résolutions, car à se décider pourune nouvelle prise d’armes, il valait mieux qu’elle attendîtque cent mille Français eussent passé de l’Allemagne dans laPéninsule, et qu’elle eût en outre apporté un nouveau degréde perfection à ses préparatifs. Elle n’hésita donc pas à donnerdes explications qui pussent calmer l’irritation de Napoléon,et éloigner le moment de la rupture. Elle imputa ses arme-ments à une prétendue réorganisation de l’armée autrichienne,commencée, disait-elle, par l’archiduc Charles, et continuéepar lui avec persévérance depuis plus de deux années, ce quepersonne n’avait le droit de trouver ni étonnant ni mauvais.
Quant à l’indulgence dont l’Angleterre avait usé dans l’Adria-tique à l’égard du pavillon autrichien, elle l’expliqua non parune connivence secrète, mais par un reste de ménagement del’Angleterre envers une ancienne alliée. Enfin, relativement àla reconnaissance du roi Joseph, elle éluda les ouvertures dela diplomatie française, en remettant de jour en jour, sousprétexte de n’avoir pu encore fixer l’attention de l’empereurFrançois sur ce grave sujet.
Napoléon ne se méprit point sur le sens et la sincérité desréponses de l’Autriche. Mais il vit clairement à son langagequ’elle n’agirait pas cette année, et qu’il aurait le temps defaire une campagne prompte et vigoureuse au delà des Pyré-nées. C’était d’ailleurs à Erfurt qu’il allait s’en assurer défini-tivement. La Prusse avait ratifié avec empressement la con- , Réponse
1 de la Prusse.
vention d’évacuation, même les articles secrets qui limitaientd’une manière si étroite son état militaire, mais elle demandait