ERFURT.
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tous les jours et d’entretenir sans aucune gêne, vint à Erfurt. Sept. isœ.
H n’avait demandé avant de se mettre en route qu’une chose. Alexandrec’était qu’on lui fournit le moyen, en passant à Kœnigsberg, "passant i"de dire encore quelques paroles consolantes aux souverains K TdtnnJt’ :ruinés et profondément malheureux de la Prusse. La con- consolons
. . 4 .au roi et
vention d’évacuation. tout en les satisfaisant tort, sous le à ia reino
de Prusse.
rapport de la délivrance de leur territoire, les désolait quantaux exigences pécuniaires. Or, Alexandre avait cette faiblesse,tenant du reste à un bon sentiment, de vouloir toujours direà ceux qu’il voyait ce qui leur était agréable à entendre. 11 enéprouvait particulièrement le besoin vis-à-sns du roi et de lareine de Prusse, dont l’infortune était pour lui un reprochecontinuel. 11 insista donc pour être autorisé à faire en passantà Kœnigsberg quelques nouvelles promesses d’allégement,auxquelles M. de Gaulaincourt, dépourvu d’instructions sur cesujet, n’accéda qu’avec beaucoup de timidité et de ménage-ment, et, cela obtenu, il disposa tout pour être rendu le 27septembre à Erfurt, en restant un jour seulement auprès dela malheureuse cour le Prusse.
A Saint-Pétersbourg, le parti hostile à la politique de l’al-liance, fort joyeux des difficultés que la France rencontrait enEspagne, faisant argument de celles que la Russié rencontraiten Finlande, et déplorant avec affectation les souffrances ducommerce russe, blâmait amèrement l’entrevue d’Erfurt. Aprèsles indignités de Bayonne, disait ce parti, aller si loin en visiter Oppositionl’auteur, s’aboucher avec lui, sans doute pour ratifier tout cequ’il avait fait, tout ce qu’il ferait encore, était une conduite d ’ Err " rt 'peu honorable. Le représentant de l’Autriche surtout s’étaitpermis à cet égard dos libertés de langage qu’il avait falluréprimer. La cour de l’impératrice-mère ne s’était contenuequ’à moitié, mais s’était contenue, devant l’expression formellede la volonté d’Alexandre. Cependant au dernier moment l’im-péralrice-mère, éclatant à la vue des dangers de son fils, aux-quels elle semblait croire, avait adressé des reproches violents