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LIVRE XXXII.
Sept. 1608.
Satisfaction
qui
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les relations
des provinces de Moldavie et de Valachie par les Russes,mais non sans quelques plaintes à ce sujet, non sans faireentendre que l’occupation prolongée de la Silésie par les Fran-çais en serait la conséquence forcée. Il ne devait plus êtrequestion aujourd’hui de rien de pareil. Il fallait que la Franceconsentît par un traité formel à ce que la Russie prît défini-tivement les provinces du Danube, et s’engageât non-seule-ment à ratifier cette acquisition, mais à la faire ratifier par laTurquie, par l’Autriche, et par l’Angleterre elle-même, quandon traiterait avec celle-ci. En conséquence, la Russie allaitrompre l’armistice avec les Turcs, pousser ses armées jus-qu’au pied des Balkans, au delà même, jusqu’à Àndrinopleet Constantinople s’il était nécessaire, pour arracher à la Portece sacrifice. Au cas où l’Autriche voudrait intervenir, on l’ac-cablerait en commun. Quant à l’Angleterre, on était en guerreavec elle, on n’avait vis-à-vis de cette puissance aucun partinouveau à prendre. C’était à Napoléon, en lui infligeantquelque sanglant échec sur le sol de la Péninsule, à lui fairetrouver bon tout ce qu’on entreprendrait sur le reste ducontinent.
Napoléon n’avait à ces idées aucune objection. Donner toutde suite était sa pensée, car il avait compris la nécessitéd’exciter une nouvelle passion dans le cœur d’Alexandre. IIdésirait seulement observer quelque prudence dans l’énoncédes résolutions qu’on arrêterait à Erfurt, pour ne pas nuir àla tentative de paix générale qu’il voulait faire sortir de cetteentrevue. Il accepta donc le principe que la Russie entreraitimmédiatement en possession de la Moldavie et de la Valachie.La manière de publier la chose ne pouvait plus être qu’uneatfaire de rédaction, dont le soin était laissé aux ministresdes deux souverains.
Leurs désirs étant ainsi satisfaits, Alexandre et M. de Ro-manzoff éprouvèrent une joie qui égalait presque le plaisirqu’ils avaient à rêver trois mois auparavant la conquête de