ERFURT.
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cette journée par la foule des assistants qui y avaient pris part,et des propos pleins de convenance de Napoléon envers seshôtes allemands, on se rendit à droite, dans cette plained’Apoldau, située entre le champ de bataille d’Iéna et celuid’Awerstaedt, pleine fameuse par l’inaction du maréchal Ber-nadotte. Une seconde chasse y était préparée, et occupa quel-ques heures de la matinée. On repartit ensuite pour Erfurt.Avant de quitter ces hauteurs d’où l’on domine la ville d’Iéna,Napoléon voulut laisser un souvenir de bienfaisance, qui pûtvenir s’inscrire à côté des souvenirs terribles qu’il avait déjàlaissés en ces lieux. Le feu avait été mis à cette malheureusecité par les obus. Napoléon donna une somme de trois centmille francs pour indemniser ceux qui à cette époque avaientsouffert de sa présence.
Revenu à Erfurt, il fallait le lendemain qu’il s’occupât denouveau des graves affaires qui l’avaient amené en Allemagne,et qui avaient attiré si loin le souverain de la Russie. Il enparla à l’empereur Alexandre, mais il confia surtout à M. deChampagny le soin d’insister opiniâtrément pour qu’il fûtapporté quelque prudence dans les communications à faire àConstantinople, et que dès le début des négociations on nefournit pas à l’Angleterre des alliances qui la disposassent àpersévérer dans la guerre. En ce qui concernait l’acquisitiondes provinces danubiennes, il autorisa M. de Champagny àchercher la rédaction la plus positive, la plus rassurante, quantà la certitude même de cette acquisition, moyennant toutefoisun délai dans son accomplissement, qui rendit possible lecommencement des négociations à Londres.
Après de fréquents pourparlers, Napoléon gagna quelquechose sur l’impatience d’Alexandre, et s’en rapporta à M. deChampagny pour gagner quelque chose également sur cellede M. de Romanzoff. Cependant il voulait que son jeune alliéfût content, car il comptait faire reposer toute sa politiqueactuelle, non-seulement sur la réalité, mais aussi sur l’évidence
Octob. 1808.
Effortsde Napoléonpour obtenirune rédactionqui ne rendepas toute paiximpossibleà Londres.