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[Vol. 5.]
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LIVRE XXXII.

octob, 1808. mère une condescendance qu’il n’osait pas espérer. Alexandreajouta que sans doute il parviendrait à bien disposer sa sœur,la grande-duchesse Catherine, mais qu’il ne saurait se flatterd’entraîner sa mère, et que la violenter par le déploiement deson autorité impériale serait toujours au-dessus de ses forces ;que tel était l’unique motif pour lequel il avait gardé autantde réserve sur ce sujet; que si, du reste, il pouvait entrerdans les intentions de Napoléon qu’il fît une pareille tentative,il la ferait, mais sans répondre du succès. — M. de Talleyrand,fort satisfait d’avoir amené les choses à ce point, pensa quec’était aux deux souverains à finir l’œuvre commencée, etinsinua à l’empereur Alexandre qu’en matière pareille il con-venait qu’il parlât le premier. Alexandre, ayant fait connaîtrela véritable difficulté, ne pouvait plus avoir de répugnance àparler, puisqu’il n’était plus exposé à prendre un engagementqu’il serait dans l’impossibilité de tenir. En conséquence, ilpromit de s’en ouvrir avec Napoléon au premier entretien.

A Erfurt on se voyait tous les jours, plusieurs fois par jour,Explication et on était pressé de tout dire, car la fin de l’entrevue appro-

entre les deux 1 r

suTTe'sujet c ^ a * t - Alexandre, dans l’un de ses épanchements, s’expliquaTadivrand avec Napoléon sur le sujet délicat dont M. de Talleyrand l’avaita ™£ordre e entretenu, lui exprima combien il désirerait ajouter un nou-de xapotéon. yeau jj en ^ ceux q U j un issaient déjà les deux empires, com-bien il serait heureux d’avoir à Paris une personne de safamille, et d’y venir embrasser une sœur, en venant y traiterles affaires des deux États. Mais il répéta à Napoléon ce qu’ilavait dit à M. de Talleyrand sur la nature des obstacles qu’ilaurait à vaincre, sur son respect, sur ses ménagements poursa mère, qu’il n’irait jamais jusqu’à contraindre. Il promitnéanmoins de s’appliquer à surmonter les répugnances mater-nelles, et fit entendre qu’il pourrait tout obtenir de la courde Russie satisfaite, et qu’elle serait satisfaite si la nation l’était.Ces paroles furent écoutées avec joie, et Napoléon y réponditpar les témoignages les plus affectueux. Les deux empereurs